La situation de vie devient de plus en plus difficile à Kamanyola et dans ses environs après la fermeture du trafic sur l’axe Bukavu–Uvira ainsi que celle de la frontière Kamanyola–Bugarama. Interrompu depuis déjà deux semaines au niveau de Luvungi, dans le territoire d’Uvira, le trafic sur la Route nationale numéro 5 (RN5) demeure paralysé malgré les multiples appels des usagers de cette voie d’intérêt public.
Depuis cette coupure, les voyageurs qui tentaient de rejoindre Luvungi ou Kamanyola à moto empruntaient des pistes de contournement passant par Lubarika, dans des conditions très difficiles. Cependant, ces passages auraient également été interdits ce week-end dans les zones contrôlées par le M23, compliquant davantage la mobilité des populations.

Cette situation a entraîné une hausse sensible des prix des denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité en provenance d’Uvira. À Kamanyola, la crise s’est accentuée avec la fermeture de la frontière Kamanyola–Bugarama depuis le jeudi 21 mai 2026, un point stratégique d’approvisionnement pour plusieurs habitants. Sur le tronçon Kamanyola–Luvungi, aucune jonction de circulation n’est actuellement possible.
Contactés ce dimanche 24 Mai 2026 par Le Courrier de Bukavu, plusieurs petits commerçants affirment que leurs marchandises destinées à Kamanyola restent bloquées à Luvungi à bord des véhicules, tandis que d’autres produits se détériorent déjà dans des dépôts à Kamanyola alors qu’ils devaient être acheminés vers la plaine de la Ruzizi et la ville d’Uvira.
Les personnes interrogées appellent les parties belligérantes à renforcer les mesures de sécurité tout en tenant compte du cri d’alarme lancé par les habitants. Elles plaident également pour la reprise du trafic afin de préserver les intérêts socio-économiques de la population.
Wendo Joés

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