Le Comité de médiation et de défense des droits humains (CMDDH), basé dans la cité de Kamanyola, en territoire de Walungu, plaide pour une actualisation urgente de la liste des bénéficiaires de l’assistance humanitaire. Dans une note de plaidoyer consultée par notre rédaction ce mardi 31 mars, cette structure citoyenne alerte sur le retour progressif de nombreux retournés en provenance du Burundi, d’Uvira ainsi que d’autres villages affectés par la guerre. Selon le CMDDH, ces personnes vivent dans des conditions très précaires, faute de moyens de subsistance, et ne figurent malheureusement pas sur les listes actuelles des bénéficiaires de l’aide.

La vice-présidente du CMDDH, Mme Tubatunziye Mbaka Béatrice, explique que la situation s’est accentuée après l’occupation de la ville d’Uvira par le M23 en décembre dernier, ainsi qu’après la réouverture de la frontière Gatumba-Kavimvira, favorisant ainsi le retour massif de plusieurs familles. « De nombreux retournés arrivent du Burundi, d’Uvira et d’autres localités environnantes. À cela s’ajoutent les déplacés de guerre présents à Kamanyola ainsi que la population locale affectée par les conséquences du conflit, mais qui ne figurent toujours pas sur les listes des bénéficiaires », déplore-t-elle. Le CMDDH demande ainsi au Programme alimentaire mondial, Programme alimentaire mondial, ainsi qu’à ses partenaires humanitaires, de procéder rapidement à une mise à jour de leur base de données afin d’intégrer les nouvelles catégories de personnes vulnérables.

Depuis la fin de l’année 2025, le Programme alimentaire mondial et plusieurs organisations partenaires apportent une assistance en vivres et en biens non alimentaires aux populations touchées par la crise humanitaire occasionnée par les conflits armés dans les cités de Kamanyola et Katogota. Toutefois, selon les acteurs locaux, les besoins restent encore immenses face à l’augmentation du nombre de déplacés et de retournés.

Wendo Joes