L’École primaire CIBUGA, située dans la cité de Kamanyola, territoire de Walungu (Sud-Kivu), traverse une période particulièrement difficile depuis les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région en octobre dernier.
Depuis la rentrée scolaire 2025-2026, cet établissement public de l’État, fonctionnant sous la gestion de la 8ᵉ CEPAC, fait face à un déficit criant d’infrastructures : sept des douze salles de classe ont été détruites, laissant des centaines d’élèves dans des conditions d’apprentissage précaires. Contacté ce mercredi 25 février 2026 par Le Courrier de Bukavu, le directeur de l’école, Lutu Luhinzo, parle d’une situation alarmante. « Nous avons un problème sérieux depuis cette catastrophe survenue en octobre. Nous avons été contraints d’organiser un système de double vacation », explique-t-il.

Ainsi, les élèves du degré élémentaire étudient uniquement le matin jusqu’à 12 heures, tandis que ceux du degré terminal suivent les cours l’après-midi. Une mesure d’urgence qui, selon la direction, perturbe l’exécution normale du programme national. Construites en terre battue, les salles endommagées n’ont pas résisté aux intempéries. Les fortes pluies ont d’abord emporté les toitures avant d’entraîner l’effondrement progressif des murs.
À ce jour, aucun appui significatif des services étatiques ni d’une organisation humanitaire n’a été enregistré pour la réhabilitation des infrastructures sinistrées.
L’établissement accueille majoritairement des élèves issus de familles vulnérables, notamment des communautés autochtones pygmées ainsi que des déplacés de guerre en provenance de la plaine de la Ruzizi. La majorité de ces parents n’a pas les moyens financiers nécessaires pour contribuer à la reconstruction des salles détruites.
Face à cette situation, la direction de l’école lance un appel pressant aux autorités compétentes et aux partenaires humanitaires afin d’apporter une assistance urgente à cet établissement d’intérêt public, dans l’objectif de garantir aux enfants un cadre d’apprentissage sûr et digne.
Wendo Joès

Laisser un commentaire