Dans le cadre du renforcement de la protection de l’enfance en période de crise sécuritaire, une vingtaine d’acteurs membres des structures locales engagées dans la défense des droits des enfants ont pris part, ce vendredi 29 mai 2026 à Kamanyola, à un atelier d’identification des risques auxquels font face les enfants ainsi qu’à l’élaboration de la cartographie des services de prise en charge disponibles dans cette cité du Sud-Kivu. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet intitulé : « Assistance humanitaire multisectorielle intégrée aux communautés les plus vulnérables et affectées par les crises en Ituri, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et au Tanganyika ».

Le projet bénéficie de l’appui technique et financier du Fonds Humanitaire et est exécuté par un consortium composé de World Vision, War Child, CODEVAH, AVSD et KUA (Kujitegemeya Actions). Sa mise en œuvre est prévue jusqu’en octobre 2026. Au cours des échanges, plusieurs risques majeurs affectant les enfants ont été identifiés.
Parmi ceux-ci figurent notamment la malnutrition aiguë, les mariages précoces, les travaux pénibles imposés aux enfants, la déscolarisation, les grossesses non désirées, le phénomène des enfants accusés de sorcellerie, l’enrôlement des mineurs dans les groupes armés ainsi que différentes formes d’exploitation des enfants. Les participants ont également relevé plusieurs causes à la base de ces vulnérabilités, notamment l’insécurité persistante liée aux conflits armés, la pauvreté, le chômage, l’irresponsabilité parentale ainsi que la montée de la délinquance juvénile causée par les effets de la guerre.
Selon Bahunemungu Jean Paul, officier de protection au sein de l’ASBL KUA « Kujitegemeya Actions » et facilitateur de l’activité, ce projet vise principalement à apporter une assistance aux enfants non accompagnés ou séparés de leurs familles durant cette période de crise, mais aussi à renforcer leur encadrement à travers la mise en place prochaine des Espaces Amis d’Enfants au sein de la communauté. L’atelier s’est tenu dans la salle paroissiale « Laboremus » à Kamanyola.
Wendo Joés

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