L’épidémie d’Ebola, souche Bundibugyo, continue de progresser dans l’est de la République démocratique du Congo, suscitant de vives inquiétudes parmi les autorités sanitaires et les communautés locales. Selon les données de l’Institut national de santé publique (INSP) publiées le 7 juin 2026, un total de 515 cas confirmés a été enregistré dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Dans la province du Sud-Kivu, la zone de Miti-Murhesa, située dans le territoire de Kabare, a déjà enregistré trois cas confirmés ainsi qu’un décès lié à cette maladie virale hautement contagieuse. Le rapport de l’INSP fait état de 91 décès sur les 515 cas confirmés, soit un taux de létalité de 17,7 %. À ce jour, 283 patients demeurent en isolement ou sous prise en charge médicale, tandis que 12 personnes ont été déclarées guéries. Au cours des dernières vingt-quatre heures, 27 nouveaux cas ont également été signalés.
Les acteurs de la santé soulignent que la riposte contre Ebola demeure confrontée à plusieurs défis majeurs, notamment l’insécurité persistante dans certaines zones touchées, les difficultés d’accès aux communautés, la méfiance de la population, la circulation de fausses informations, le manque de ressources ainsi que la stigmatisation des personnes guéries. Selon les mêmes sources, la désinformation continue d’alimenter les rumeurs et les fausses croyances, entraînant parfois le refus des soins, la dissimulation des cas suspects, des actes de violence contre les équipes médicales et des difficultés de réinsertion sociale pour les survivants.
Face à cette situation préoccupante, les médias de proximité sont appelés à jouer un rôle déterminant dans la sensibilisation des populations. C’est dans cette optique que la Synergie des Médias pour l’Union de Force – Maison de la Presse (SYMUF-MP), sous la coordination d’Aubert Mwibakeca, accompagne plusieurs médias locaux dans la diffusion d’informations fiables et vérifiées sur l’épidémie.
À travers les radios communautaires, les journaux locaux et les émissions en langues nationales, cette organisation contribue à combattre les rumeurs, à renforcer la confiance entre les communautés et les équipes sanitaires, ainsi qu’à promouvoir les mesures de prévention recommandées par les autorités compétentes.
Pour la SYMUF-MP, une communication de proximité efficace demeure l’un des piliers essentiels de la riposte, capable de sauver des vies en favorisant une meilleure compréhension de la maladie et une adhésion accrue des populations aux mesures sanitaires.
Patrick Makiro

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