Le Mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA exprime sa vive préoccupation face aux embouteillages récurrents observés au poste frontalier de Kavimvira, à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Burundi. Cette situation perturbe fortement la circulation des personnes et des biens et pénalise quotidiennement les usagers de ce principal point de passage entre les deux pays.
Selon le mouvement, les voyageurs sont désormais contraints de patienter entre deux et cinq heures avant de franchir la frontière. Cette congestion s’est accentuée ces dernières semaines, notamment en raison de la pénurie de carburant au Burundi, qui pousse de nombreux véhicules à venir s’approvisionner en essence à Uvira.
Le mouvement dénonce également des pratiques qu’il juge contraires aux principes de bonne gouvernance, notamment le favoritisme, le traitement de faveur et certains actes présumés de corruption impliquant quelques agents affectés aux différents services frontaliers. Il affirme que certaines personnes seraient servies en priorité, sans respecter l’ordre des files d’attente, ce qui ralentit davantage les opérations aux guichets de la Direction générale de migration (DGM).
MACHOZI YA RAÏYA regrette en outre que certains usagers qui dénoncent ces pratiques soient confrontés à des comportements jugés irrespectueux de la part de certains agents, alors que la Constitution garantit l’égalité de tous les citoyens devant les services publics.
Le mouvement pointe également du doigt la multiplicité des services de contrôle et des taxes perçues à la frontière, estimant que cette situation contribue à l’engorgement du poste frontalier. Il recommande la mise en place d’un guichet unique, qui permettrait de simplifier les formalités administratives et d’améliorer la fluidité du passage.
Face à cette situation, le Mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA appelle les autorités compétentes, les services de sécurité ainsi que l’ensemble des services opérant à la frontière de Kavimvira à prendre des mesures urgentes afin de mettre fin à ces embouteillages et d’assurer une gestion plus efficace et transparente des opérations frontalières.
Le mouvement estime enfin qu’il n’est ni normal ni acceptable que des scènes de désordre et de mauvaise gouvernance soient observées à la principale porte d’entrée de la ville d’Uvira. Il exhorte les autorités à rétablir l’ordre, la discipline et le respect des usagers afin de préserver l’image du pays et de garantir la libre circulation des personnes et des biens.
Imani Classic

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