Environ 35 journalistes de la ville de Bukavu et des Territoires viennent de participer à une séance de renforcement de capacité sur les risques de la maladie à virus Ebola.
Cette activité qui s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités des prestataires des médias et des organisations de la société civile pour promouvoir l’adoption de comportements responsables de prévention contre la MVE au Nord-Kivu, Sud-Kivu et en Ituri, un projet mis en œuvre par l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) section du Sud-Kivu connaît le soutien financier de la coopération suisse, DDC.
Du mercredi 15 au jeudi 16 juillet 2026 des participants ont été face aux experts de santé et responsables provincial de la corporation des journalistes pour tabler sur leur responsabilité dans cette lutte contre Ebola.
Lors de cette séance, Égide Kitumaini, secrétaire, secrétaire provincial de l’Unpc a rappelé aux prestataires des médias la nécessité et l’urgence de respecter les règles qui réagissent le métier de journaliste en République démocratique.
Sa présentation visait à rappeler aux journalistes le bon sens lors de couverture des urgences sanitaires comme l’épidémie d’Ebola, en évitant la propagation des rumeurs, tout en maîtrisant les exigences du nouveau cadre légal en République démocratique du Congo.
« Il faut faire attention quand on traite une information à caractère sanitaire surtout pendant la période de l’épidémie. Le journaliste doit traiter des questions d’urgence sanitaire en respectant le code d’éthique et déontologie du métier » a dit Égide Kitumaini.
Il a été demandé aux journalistes de respecter scrupuleusement l’article premier du code d’éthique et déontologie du journaliste qui les appelle à éviter le sensationnalisme en propageant des rumeurs sur un remède miracle ou sur l’origine du virus sans vérification scientifique rigoureuse auprès des autorités sanitaires.
Lors du traitement d’une information d’urgence sanitaire, le journaliste devra » «mesurer l’impact de ses publications sur le public» » en évitant de semer la psychose .

« Les mots doivent être choisis pour éduquer et prévenir , non pour effrayer ou stigmatiser les malades et les communautés affectées. Le respect de la dignité humaine prime sur le scoop d’où l’interdiction stricte de diffuser l’identité, des images de malades agonisants ou des corps des victimes. Il ne doit pas se transformer en expert de santé. » A-t-il ajouté.
Ces échanges ont permis de revenir sur l’ordonnance loi nº 23/009 du 13 mars 2023 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse, une loi qui modernise le métier de journaliste interdisant formellement la diffusion délibérée des fausses informations.
Lors de la clôture, les journalistes se sont engagés à œuvrer dans le respect des exigences du métier de journaliste et contribuer efficacement à la lutte menée par les autorités sanitaires pour mettre fin à la maladie à virus Ebola (MVE)
Patrick MAKIRO

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