La journée du mercredi 2 septembre 2026 restera marquée par une tragédie pour plusieurs familles de Kamanyola et de ses environs. Quatre personnes, dont deux femmes et deux jeunes filles, ont perdu la vie dans un violent feu de brousse survenu à Kichacha, un domaine agricole situé sur les collines au nord-ouest de la localité de Katogota, dans le groupement d’Itara/Luvungi, territoire d’Uvira.

 

Selon des informations recueillies auprès des familles éprouvées, l’incendie s’est déclaré alors que les victimes se trouvaient dans les champs. Surprises par la progression rapide des flammes, elles auraient tenté de se mettre à l’abri dans un ravin. Mais le feu, d’une rare intensité, les aurait rattrapées.

 

Trois victimes sont mortes sur place, tandis qu’une quatrième, grièvement blessée, a succombé à ses blessures à l’hôpital Saint-Joseph de Kamanyola.

Des rumeurs faisant état d’une éventuelle explosion d’engins explosifs ont également circulé sur les réseaux sociaux à la suite de l’incident. Toutefois, selon une source locale citée dans cette information, les premières constatations sur place orienteraient davantage vers un feu de brousse d’une intensité exceptionnelle.

 

Des détonations auraient néanmoins été entendues pendant l’incendie, alimentant les hypothèses sur la présence éventuelle de munitions ou d’engins explosifs abandonnés dans la zone à la suite des affrontements survenus entre les Wazalendo et les combattants du M23 en décembre dernier.

Outre les quatre décès enregistrés, plusieurs personnes seraient portées disparues.

 

Jusqu’au jeudi soir, certaines familles étaient toujours sans nouvelles de leurs proches et poursuivaient les recherches. D’importantes superficies de cultures ont également été réduites en cendres, causant des pertes matérielles et agricoles considérables.

 

Cette tragédie intervient alors que la région fait face à une période de saison sèche, favorisant la propagation rapide des feux de brousse.

Elle survient également dans un contexte humanitaire déjà difficile pour les habitants de Kamanyola et des zones environnantes.

Selon notre source, certains habitants de Kamanyola traversent actuellement la rivière Luvimvi, qui sépare le territoire de Walungu de celui d’Uvira, à la recherche de moyens de subsistance et de nourriture pour leurs familles.

Les quatre victimes ont été inhumées ce jeudi à Kamanyola, tandis que les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver les personnes portées disparues.

 

Wendo Joés