A peine deux mois et demi depuis son investiture par l’assemblée provinciale, le gouvernement PURUSI est déjà emputé d’un membre. Le gouverneur de province a pris l’arrêté relevant de ses fonctions la ministre provinciale des finances, madame Dorothée NGANIZA. A sa charge de nombreux griefs dont le plus spectaculaire reste celui d’avoir sollicité un prêt bancaire de 5 millions de dollars « sans que l’autorité provinciale, l’assemblée provinciale et le conseil des ministres provinciaux n’en soient informés ».
Certaines sources affirment que la ministre provinciale de finances avait profité de l’absence à Bukavu du Gouverneur de province pour monter ce dossier qui lui coûte aujourd’hui son poste.
Question. Madame Dorothée NGANIZA avait-elle agit seule? Non! Selon plusieurs sources, d’autres membres du gouvernement sont cités car aucune banque ne pouvait prendre au sérieux un dossier d’un montant colossal porté par un seul ministre…de finances, soit-il ! Dorothée NGANIZA pourrait être cet arbre qui cache la forêt.
Que le gouverneur de province ait pris la décision de la révoquer, cela est une preuve supplémentaire du changement du logiciel de gestion de la province prôné par le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki. Cela peut paraître un peu osé lorsqu’on sait que madame Dorothée NGANIZA est la protégée de l’autorité morale du parti AFDC dont est membre le Gouverneur de province.
Ce n’est pas la première fois que la désormais ex-ministre provinciale des finances est mise à la porte dans l’exercice de ses fonctions. Le prédécesseur de Purusi, Théo Ngwabidje Kasi l’avait aussi révoquée pour malversations et coulage des recettes à la DPMER. A l’époque, la guerre faisait rage entre Ngwabidje et Bahati Lukwebo. On avait alors pensé à la vengeance, au règlement de compte de la part de l’ancien Gouverneur. Les faits lui donnent raison aujourd’hui.
Désiré KYAKWIMA