Kabare : La civil society de Mudusa alerte sur la pratique illégale de la section de la luette chez les enfants
📸 © Le Courrier de Bukavu / Rédaction Sud-Kivu
La civil society, forces vives du groupement de Mudusa, tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence de la pratique de la section de la luette chez les enfants, réalisée par des personnes ne disposant ni de formation médicale, ni de qualification reconnue, ni d’autorisation légale pour exercer des actes de santé.
Dans un communiqué, cette structure citoyenne exprime sa profonde inquiétude et condamne fermement les agissements de certains individus qui se présentent comme des prestataires de soins alors qu’ils ne remplissent aucune des conditions requises pour exercer la médecine.
Selon plusieurs alertes recueillies au sein de la communauté, ces personnes pratiqueraient la section de la luette sur des enfants dans des conditions non médicalisées. La civil society estime que cette pratique représente un grave danger pour la santé publique, particulièrement dans la zone de santé de Nyantende, mais également dans l’ensemble de la province du Sud-Kivu.
La luette, petit organe situé au fond de la gorge, joue pourtant un rôle essentiel dans l’organisme. Elle participe notamment à la déglutition, contribue à empêcher les aliments et les liquides de remonter vers les fosses nasales, protège les voies respiratoires et intervient dans l’articulation de certains sons.
Selon le communiqué, l’ablation de la luette sans indication médicale et dans des conditions non conformes peut entraîner de lourdes complications, notamment des hémorragies, des infections, des difficultés à avaler, des troubles de la parole, voire des conséquences pouvant mettre en péril la vie des enfants.
Face à cette situation, la civil society, forces vives du groupement de Mudusa, appelle les autorités sanitaires du Sud-Kivu, en particulier les responsables de la zone de santé de Nyantende, à prendre des mesures urgentes pour renforcer la sensibilisation de la population et mettre fin à l’exercice illégal des soins de santé.
Elle invite également les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires à identifier, interpeller et traduire en justice toute personne impliquée dans ces pratiques médicales non autorisées.
Enfin, la civil society exhorte les parents à faire preuve de vigilance et à confier exclusivement la prise en charge de leurs enfants aux structures sanitaires reconnues ainsi qu’aux professionnels de santé qualifiés et agréés.
« La santé de nos enfants est un patrimoine collectif. Sa protection exige la responsabilité de chacun. Ensemble, mettons fin aux pratiques dangereuses et protégeons la vie de nos communautés », conclut le communiqué signé par François Mubalama, président de la civil society, forces vives du groupement de Mudusa.
Imani Classic
Partager cet article
Diffusez cette information vérifiée auprès de vos contacts et réseaux
Continue Reading
3 articles recommandés dans la même rubrique pour approfondir ce sujet et prolonger votre session sur Le Courrier de Bukavu.
📰 Même rubrique : Santé
Kalehe : une infirmière agressée au couteau à Kalonge, la civil society alerte sur la recrudescence de l’insécurité
Une infirmière de l’Hôpital général de référence (HGR) de Kalonge, identifiée comme Shukuru Mashamba, a été...
📰 Même rubrique : Santé
Bukavu: le maire mobilise les cadres de base contre la propagation du choléra
Le maire de la ville de Bukavu, le docteur Nicolas Kyalangalilwa Mulondani, appelle les cadres de...
📰 Même rubrique : Santé
South Kivu: Le choléra gagne du terrain, la civil society appelle à renforcer la riposte
La situation sanitaire demeure préoccupante dans la province du Sud-Kivu, où le choléra continue de faire...

Votre réaction citoyenne
Partagez votre point de vue ou témoignez. Dictez directement à la voix avec le microphone.