Uvira: Mendicité aiguë des enfants réfugiés burundais, la NSCC axe Sud tire la sonnette d’alarme
📸 © Le Courrier de Bukavu / Rédaction Sud-Kivu
La Nouvelle civil society Congolaise (NSCC) axe Sud dit être préoccupée par ce qu’elle qualifie de mendicité aiguë des enfants réfugiés burundais vivant dans les camps de transit de Sange en territoire d’Uvira et de Kavimvira en Mairie d’Uvira au Sud-kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Ces enfants dont certains installés dans des sites de transit et d’autres dans des familles d’accueil, sont exposés à plusieurs risques. Notamment la mendicité, la non scolarisation etc.
Des parents parlent d’un grand retard pour leurs enfants en âge de scolarité. Innocupés, les mineurs choisissent de sortir des campements pour aller mendier dans les rues de la Ville d’Uvira ainsi que dans le centre de Sange.
Mafikiri Mashimango, coordinateur Provincial de la NSCC axe Sud dit avoir déjà mené des plaidoyers auprès des autorités pour cette question.
« Actuellement , les conditions de vie des réfugiés Burundais dans les camps de transit de Sange et de Kavimvira au Sud-kivu nous préoccupent plus de façon que nous avons voulu savoir ce que nous pouvons faire à notre niveau comme civil society afin de contribuer à la réduction de l’extrême situation préoccupante que traversent ces réfugiés. C’est comme ça que nous avons mené des plaidoyers où nous sommes même arrivés à alerter le HCR, la CNR et tous les autres partenaires qui œuvrent dans la protection des réfugiés pour leur dire qu’actuellement les conditions de vie de ces réfugiés deviennent de plus en plus difficile.»
Pour cet acteur de la civil society, il y a de cela 3 à 4 mois que les réfugiés vivant dans les camps de transit n’ont pas à manger. C’est la raison selon lui qui les amène à poser des actes ignobles et qui, ajoute-t-il, affecteraient la sécurité et le développement de la Ville et du territoire d’Uvira.
«Comme les parents réfugiés deviennent incapables de subvenir aux besoins de leurs familles, les enfants maintenant circulent toute la Ville et territoire d’Uvira en train de quémander. Or, tout ça affecte la sécurité de la population.» s’inquiète Mafikiri Mashimango, coordinateur provincial de la nouvelle civil society axe sud de la province du Sud-Kivu.
Olivier RAMAZANI
Club de lecteurs Uvira
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