Plusieurs quartiers de la Ville d’Uvira, font face, depuis deux ans, à une montée des eaux du Lac Tanganyika. Cette année, depuis le mois de Février, de centaines de personnes ont été gravement touchées par des inondations dans la Ville d’Uvira. La montée des eaux a déclenché des inondations sans précédent, endommageant les maisons, le bétail, les infrastructures, etc. Plusieurs semaines plus tard, les eaux de crue ne se sont pas retirées. De nombreuses personnes ont dû rester plus longtemps dans leurs habitations car, n’ayant pas où se réfugier. Ces habitants en majorité des femmes et enfants sont contraints de vivre au quotidien dans des eaux sales et stagnantes avec les risques de contracter des maladies telles que le paludisme, la dingue, le choléra, la diarrhée et les infections sans parler des effets néfastes à long terme sur leur organisme.
Lors d’une descente sur le terrain, ce Lundi 28 Avril 2025, le correspondant du Magazine Le courrier de Bukavu a constaté que plusieurs quartiers de la Ville d’Uvira sont exposés aux effets du Changement climatique avec comme conséquence une augmentation de l’ampleur des catastrophes naturelles. Les chocs qui découlent de ces conséquences, s’associent aux différents facteurs socio-sanitaires.
Sous un ciel aussi incertain que leur avenir, les riverains du lac Tanganyika du côté d’Uvira ne cessent de faire entendre leur voix.
Pascasie Lumesi, âgée de 50 ans environ, habitante de l’avenue Baraka numéro 7, a le regard désespéré. Comme des centaines de femmes et de filles, ces derniers mois, elle a été encore frappée par une montée des eaux du Lac Tanganyika. Son domicile s’est vu envahi pour la énième fois par des eaux.

Assise sous un hangar, elle cache son visage dans son foulard alors que sa voisine prend la parole.
« Nous en avons marre, c’est assez », un slogan lancé par Neema Hussein Amisi, appelle les décideurs, tant au niveau local, national et international à leur venir en aide.
« Ces eaux dans lesquelles nous nous assayons et passons la nuit, sont très sales. L’humidité et les infections nous menacent. À côté des infections, la malaria, la toux, la fièvre typhoïde et autres maladies d’origine hydrique, affectent nos enfants. Les femmes et enfants sont majoritairement touchés par ces conditions inhumaines et calamiteuses par manque de leur prise en charge par les autorités étatiques. » a ajouté, Neema Hussein Amisi, mère de famille.
Face à la précarité de la situation, causée par la montée des eaux du Lac Tanganyika dans laquelle sont plongés ces habitants depuis deux ans maintenant, ces femmes demandent aux autorités de leur trouver un autre endroit où elles peuvent vivre car, selon elles, elles se sentent déjà en insécurité. Elles sollicitent une assistance aux organisations humanitaires et au gouvernement congolais.
Par Olivier RAMAZANI Alvin