Le 22 mars de chaque année, l’humanité commémore la journée mondiale de l’eau, une denrée indispensable pour la survie des êtres vivants.
La République Démocratique du Congo (RDC) est l’un des pays les plus grands et les plus peuplés d’Afrique subsaharienne.
Par contre, elle fait face à l’un des plus faibles taux d’accès à l’eau et à l’assainissement de base depuis plusieurs années déjà.

Selon un rapport publié par la banque mondiale sur le site Africa can end poverty publié en juin 2024, au niveau national, près de 65% de la population ne dispose pas d’un accès de base à l’eau, 84% n’a toujours pas un accès de base à l’assainissement, et près de 18% continue de pratiquer la défécation à l’air libre.
« Bien qu’il y ait eu des améliorations en termes de couverture d’approvisionnement en eau et assainissement ces dernières années, les résultats sont rapidement résorbés par la croissance démographique. À ce rythme, il est très peu probable que la République Démocratique du Congo soit en mesure d’atteindre l’Objectif de développement durable 6 (ODD 6), qui prévoit un accès universel à l’eau et à l’assainissement d’ici 2030 » lit-on dans ce rapport.
D’après une revue des dépenses publiée par la Banque mondiale, la RDC ne consacre que 0,23% du budget national au secteur de l’Eau , Hygiène et Assainissement (EHA), comparé à 7,31% pour la santé par exemple, bien que la faiblesse du secteur EHA contribue directement à des risques accrus pour la santé des mères et des enfants, nuisant ainsi à leur productivité et entraînant une perte de capital humain.
Cette réalité constitue l’une des causes majeures de ce taux élevé de non accès à l’eau par les populations.
Le gouvernement que dirige le président Félix Tshisekedi Tshilombo devrait repenser à injecter plus des fonds dans le secteur de l’eau pour permettre aux populations congolaises de jouir de cette quantité d’eau douce dont dispose le pays.
Patrick MAKIRO