À l’occasion de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix célébrée ce 16 mai, l’organisation La Prunelle RDC lance un appel pressant aux communautés, autorités, médias, jeunes, leaders d’opinion ainsi qu’aux partenaires nationaux et internationaux à intensifier les efforts collectifs en faveur de la paix, du dialogue et de la cohésion sociale dans l’Est de la République démocratique du Congo et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Instituée par les Nations Unies à travers la résolution A/RES/72/130, cette journée rappelle l’importance d’accepter les différences, de promouvoir le respect mutuel et de privilégier le dialogue à la violence afin de bâtir des sociétés inclusives fondées sur la dignité humaine et la solidarité.

Un contexte régional marqué par l’urgence
En 2026, ce message revêt une importance particulière dans un contexte régional profondément affecté par les conflits armés, les déplacements massifs de populations, les violences intercommunautaires, les discours de haine et la désinformation.

Autant de facteurs qui alimentent la peur et fragilisent la confiance entre les communautés.

Pour La Prunelle RDC, la construction d’une paix durable repose sur plusieurs piliers essentiels, notamment la confiance, la justice sociale, la liberté d’expression responsable et la lutte contre les mécanismes de manipulation et de haine.

À travers ses initiatives médiatiques, ses programmes citoyens et ses actions communautaires, l’organisation poursuit son engagement pour promouvoir une culture de paix.

Elle met également en avant son application numérique « Peace Guardian », conçue pour lutter contre les discours de haine et la désinformation.

L’organisation alerte sur le rôle néfaste des fausses informations, des messages de stigmatisation et des manipulations identitaires, aujourd’hui considérés comme de véritables menaces pour la stabilité sociale, particulièrement dans les zones en conflit.

La Prunelle RDC insiste sur la nécessité de maintenir le dialogue à tous les niveaux afin de prévenir l’escalade des violences et favoriser des solutions durables.

Cependant, elle souligne qu’aucune paix durable ne peut être construite sans justice. Les processus de paix doivent s’accompagner de mécanismes judiciaires garantissant vérité, réparation des victimes et responsabilité des auteurs de violations graves des droits humains.

« Là où les discours de haine et la désinformation divisent les communautés, promouvoir le vivre-ensemble devient un devoir collectif », déclare Claudine Kitumaini, directrice exécutive de La Prunelle.

« La paix ne se limite pas à l’absence des armes ; elle se construit dans les mots, dans le respect des différences et dans notre manière de dialoguer. » a-t-elle ajouté dans cette déclaration signée dans la ville de Goma au Nord-Kivu.

Patrick Makiro