Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a clôturé, ce jeudi 7 mai, un atelier de sensibilisation sur les risques liés aux restes explosifs de guerre (REG) dans le groupement de Bugorhe, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Organisée du mardi 5 au jeudi 7 mai, cette activité s’inscrit dans le cadre de la protection des populations civiles contre les dangers des engins explosifs abandonnés après les affrontements armés. Elle a réuni des acteurs de la société civile, des représentants des confessions religieuses ainsi que des autorités locales.

 

Au cours des échanges, les participants ont été sensibilisés sur les conséquences des explosifs non éclatés et les comportements à adopter dans les zones à risque afin de prévenir les accidents au sein de la communauté. À l’issue de ces assises, les participants ont recommandé au CICR de renforcer le plaidoyer auprès des autorités compétentes pour le déminage des zones dangereuses déjà identifiées dans le groupement de Bugorhe.

 

Les intervenants ont également insisté sur la nécessité, particulièrement pour les enfants, d’éviter les camps militaires et les zones occupées par les groupes armés afin de ne pas s’exposer aux explosifs abandonnés. De son côté, le Cadre de concertation de la société civile de Kabare a appelé les personnes exerçant le commerce des ferrailles à ne plus impliquer les enfants dans cette activité, afin d’éviter des drames liés à la manipulation d’engins explosifs, comme cela avait été observé récemment à Kamakombe.

 

Rodrigue Munguakonkwa, coordonnateur du Cadre de concertation de la société civile de Kabare et participant à cet atelier, a salué l’implication du CICR dans la prévention des risques communautaires. Il a, par ailleurs, exhorté les leaders sensibilisés à vulgariser ce message dans les ménages et au sein de la communauté pour prévenir les incidents liés aux explosifs.

 

Irengé Munguakonkwa Jean