A partir du 25 décembre 2025 les équipes du CICR, en collaboration avec celles de la Croix-Rouge de la RDC, procèdent à la distribution d’une assistance en cash à plus de 7’600 ménages, soit plus de 45’000 personnes, dont des déplacés et des membres de familles d’accueil à Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu.
Selon une dépêche du département de communication du CICR dont copie est parvenue à la rédaction du courrier de Bukavu, l’assistance d’urgence cible les localités de Mafuo, Buoro, Musenyi, Mumbiri, Ciriba, Mubamba et Kaberi.
D’après cette information nous partagée, chaque ménage reçoit 250’000 francs congolais soit 116 dollars américains.

Un montant cash multi-usage qui permettra aux familles de répondre à leurs besoins divers et urgents comme principalement ceux en termes de nourriture, d’hygiène, de protection contre les intempéries, de soins de santé et autres.
Pour quelle motivation ?
La situation humanitaire dans la zone de Bunyakiri est affectée par le conflit, avec une présence massive de personnes déplacées, arrivées au cours des derniers mois dans les groupements de Mubugu et Bagana. Ces déplacés vivent dans une situation de précarité extrême, confrontés à un manque d’abris, d’eau potable et de nourriture, ainsi qu’à un accès limité aux soins médicaux.
En outre, le manque de nourriture oblige les déplacés à faire des allers-retours dans leurs villages d’origines, souvent croisant la ligne de front, ce qui les expose à différentes formes de violence. De leur côté, les familles d’accueil doivent partager le peu de ressources dont ils disposent avec les familles déplacées, ce qui accentue leur vulnérabilité et fragilise leurs moyens de subsistance.
Objectif
Cette assistance d’urgence vise à répondre aux besoins essentiels des ménages, principalement la nourriture et autres dépenses indispensables liées à l’hygiène, la protection contre les intempéries, les soins de santé et autres. Elle permet de réduire leur vulnérabilité et le risque d’exposition à différentes formes de violences, lors qu’elles partent à la recherche de ressources nécessaires à leur survie.
Patrick MAKIRO