À l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, célébrée le dimanche 9 août , le Comité de médiation et défense des droits humains (CMDdh) plaide pour la mise en œuvre effective de la loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées en République démocratique du Congo.

 

Dans son bulletin hebdomadaire publié ce dimanche 9 août 2026 à l’occasion de cette journée internationale, et consulté par Le Courrier de Bukavu, cette structure de défense et de promotion des droits humains déplore les nombreux défis sociaux, humanitaires et économiques auxquels sont confrontés les peuples autochtones pygmées vivant à Kamanyola, dans le territoire de Walungu, ainsi que dans la plaine de la Ruzizi, particulièrement dans le contexte actuel de crise sécuritaire.

Kamanyola : Le CMDDH appelle à l’application effective de la loi protégeant les peuples autochtones pygmées

Le CMDdh regrette notamment les restrictions d’accès à la forêt, qui privent ces communautés de plusieurs ressources essentielles à leur subsistance.

 

« Ils vivent sans accès à la forêt à la recherche du miel, de la paille, du bois et du sol argileux nécessaires à la fabrication des objets de poterie. Cette situation est liée à l’insécurité, alors qu’ils vivent essentiellement de la poterie. La vie devient de plus en plus difficile pour eux », déplore cette structure.

 

Contactée à cette occasion, Anociata Agathe, représentante des peuples autochtones pygmées vivant à Kamanyola, déplore également les conditions de vie difficiles auxquelles sa communauté est confrontée.

 

« Toutes nos activités sont bloquées. Il n’est plus question d’aller dans la brousse. L’insécurité a tout gâché. Nos familles vivent difficilement et nos enfants auront du mal à reprendre les cours », témoigne-t-elle.

Face à cette situation, le CMDdh appelle les autorités congolaises et leurs partenaires à renforcer les mécanismes visant à assurer la protection, la promotion et l’inclusion socio-économique des peuples autochtones pygmées.

 

La structure rappelle que la loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées, promulguée par le chef de l’État le 22 juillet 2022, constitue un cadre juridique important pour la reconnaissance et la protection des droits de ces communautés.

Le CMDdh estime ainsi que l’application effective de cette législation demeure indispensable pour améliorer les conditions de vie des peuples autochtones pygmées, particulièrement ceux affectés par l’insécurité et les conséquences de la crise dans l’Est de la RDC.

 

La Rédaction