Portés par un désir commun de paix durable, plus de cinquante femmes et jeunes issus de différents quartiers de Kamanyola ont pris part à un atelier de formation axé sur la prévention des conflits communautaires. Organisée les 11 et 12 juillet 2025 par la Dynamique Femmes, Jeunes et Enfants (DFJE) en partenariat avec la SYMUF, cette initiative a été rendue possible grâce à l’appui financier de la Coopération suisse (DDC).
Notez que le bureau de la dynamique femmes jeunes et enfants DFJE est situé à Bukavu dans la commune d’Ibanda, Quartier Nyalukemba, Avenue Nyawera et le sous bureau de Kamanyola situé à kamanyola dans le Quartier Rubumba Avenue Celtel.
Pendant deux jours, les participants ; ;dont une large majorité de femmes et de jeunes filles ;ont exploré des modules clés portant sur la gestion pacifique des conflits, la médiation communautaire, la négociation inclusive, le dialogue intergénérationnel, ainsi que les fondements de la justice réparatrice.

« Notre priorité était de renforcer les capacités individuelles, notamment la résilience face au stress, afin que chaque participant·e devienne un véritable artisan de la paix dans sa communauté », a expliqué Jean-Jacques Bahizire, formateur principal de l’atelier.
Plus qu’une simple formation, cette session s’inscrit dans une démarche plus vaste de promotion de la paix sensible au genre. Elle prolonge une série d’initiatives déjà mises en œuvre par la DFJE, notamment en collaboration avec International Alert, sur des thématiques telles que le droit à l’héritage, la lutte contre les violences basées sur le genre, la prévention des mariages précoces et la consolidation des relations de bon voisinage.
Un des temps forts de l’atelier a été l’élaboration collective d’une politique locale de prévention des conflits, intégrant les perspectives de groupes longtemps marginalisés : femmes, jeunes, leaders communautaires et chefs coutumiers. Cette approche participative marque un tournant dans la manière dont les dynamiques de paix sont désormais pensées et construites au niveau local.
Trois axes stratégiques au cœur de la formation
- Renforcer les compétences techniques en matière de médiation, négociation et dialogue communautaire ;
- Outiller les participants sur la gestion du stress et la résilience psychologique, piliers d’une paix durable ;
- Promouvoir l’action communautaire non violente, avec une attention particulière à l’inclusion des groupes vulnérables.
Avec cette initiative, la DFJE et ses partenaires ambitionnent de poser les jalons d’un tissu social plus solidaire et résilient, dans lequel les femmes et les jeunes jouent un rôle moteur dans la consolidation de la paix.
L’engagement de ces acteurs, souvent relégués au second plan, apparaît désormais comme une ressource incontournable pour prévenir les tensions, désamorcer les conflits et bâtir des communautés stables et inclusives.
La Rédaction