Kamanyola, en territoire de Walungu, a vécu une nuit de Noël tragique. Dans la nuit du mercredi 25 décembre 2024, vers 01h du matin, un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en état d’ébriété, selon les témoins, a semé la terreur dans un bistrot situé dans la localité de Rubumba, causant la mort de deux personnes et blessant grièvement sept autres.
Selon les témoins sur place, le militaire avec son fusil, est arrivé au bistrot. Malgré les tentatives des agents de sécurité de lui interdire l’accès , il a insisté. Une altercation s’en est suivie au cours de laquelle il a ouvert le feu, atteignant mortellement Ilali Kiza, convoyeur de véhicule originaire de Kamanyola, ainsi que son collègue qui tentait d’intervenir.
Les sept blessés ont été évacués d’urgence vers l’hôpital Saint Joseph et le Centre hospitalier Mère-Enfant de Kamanyola pour des soins intensifs.

Cet incident a provoqué une vague d’indignation au sein de la population locale. Dès l’aube, des jeunes en colère ont érigé des barricades sur la Route nationale n°5, paralysant la circulation pendant plusieurs heures. Ils ont exprimé leur ras-le-bol face à la présence de l’unité FARDC basée dans la région, accusée de mettre en danger la sécurité des habitants.
« Nous condamnons avec la plus grande énergie cet acte criminel. Ce militaire doit répondre de ses actes devant la justice. L’indiscipline au sein des FARDC ne doit plus être tolérée, surtout quand elle met en péril des vies humaines », a déclaré Bisimwa Birindwa, coordinateur territorial de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC).
Les habitants de Kamanyola, déjà traumatisés par des tirs réguliers qui perturbent leur quotidien, réclament le départ immédiat de cette unité militaire. « Depuis 25 jours, les balles résonnent ici quotidiennement. Nous n’en pouvons plus ! », s’insurge un notable du coin.
Face à cette situation, les autorités locales et militaires sont interpellées pour prendre des mesures urgentes et restaurer un climat de sécurité à Kamanyola, où la méfiance envers les forces armées ne cesse de croître.
De nos correspondants à Kamanyola, Amani et Wendo