13/03/2026
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Alors que la force de maintien de la Paix du Conseil de sécurité de l’ONU en République Démocratique du Congo (RDC), a commencé à se désengager progressivement du Pays à la demande de Kinshasa, le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé vendredi 20 décembre 2024 pour un an le mandat de la Mission des Nations unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO).

14.000 militaires et policiers – décomptés en août 2024 – sont déployés en RDC dans le cadre de la Monusco, l’une des missions de maintien de la paix les plus coûteuses de l’ONU, avec un budget annuel de plus d’un milliard de dollars.
Cette force doit se retirer à la demande de Kinshasa, alors que l’Est du Pays est en proie à une rébellion menée par le « M23 » (Mouvement du 23 Mars), qui, selon les experts de l’ONU et plusieurs Pays, est soutenu par le Rwanda.
La résolution adoptée vendredi à l’unanimité prolonge « jusqu’au 20 décembre 2025 le mandat de la Monusco en RDC ».

Elle souligne aussi que le Conseil de sécurité soutient « une approche plus flexible et graduelle du retrait de la Monusco compte tenu des conditions de sécurité locales » tout en approuvant avoir limité également les effectifs de cette force à 11.500 militaires, 600 observateurs militaires et officiers, 443 policiers et 1.270 membres d’unités de police constituées.

Les États-Unis d’Amérique, ont notamment manifesté leur satisfaction pour la prolongation de ce mandat. Leur représentant a par ailleurs exprimé les inquiétudes de son Pays concernant les avancées des rebelles du M23 dans l’Est de la RDC.

Si la Chine a rappelé sa position pour un dialogue entre Kinshasa et Kigali, le Pays de l’oncle Sam a, quant à lui, plaidé pour la poursuite du processus de Luanda qui est au point mort à ce jour.
« Nous sommes favorables au renouvellement du mandat de la MONUSCO. Nous sommes cependant inquiets de l’avancée du M23 dans le Nord-Kivu avec la conquête de nouveaux territoires…Les efforts sont déployés pour jeter les graines d’une Paix durable en RDC », a déclaré le représentant américain.

Après 25 ans de présence, le départ des Casques bleus avait été acté en décembre 2023 par le Conseil de sécurité, malgré ses inquiétudes sur l’escalade de la violence dans l’Est congolais.

Le Gouvernement congolais, avait de son côté réclamé ce retrait accéléré, car selon lui la force onusienne a manifesté une certaine « inefficacité » dans la protection des civils et de leurs biens face aux groupes armés étrangers et milices qui sévissent depuis trois décennies dans la partie Est de la RDC.

Pour rappel, la Monusco s’est déjà désengagée de la région du Sud-Kivu (Est) depuis le mois de juin dernier mais ses forces sont toujours déployées dans les territoires voisins des provinces du Nord-Kivu et d’Ituri.

Aucune date jusque-là n’a été fixée pour un retrait total dans le Pays de Lumumba.

Par Olivier RAMAZANI Alvin

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