Cela fait un mois déjà depuis la conquête de la ville de Bukavu et certaines zones de la province du Sud-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo par les combattants de l’Alliance Fleuve Congo et le M23, un mouvement politico-militaire que coordonne monsieur Corneille Nangaa Yobeluo.
Après la (libération) de cette zone, l’AFC/M23 a installé une administration civile avec des animateurs aux postes clés des institutions et entités territoriales décentralisées.
Monsieur Emmanuel Birato fut nommé et installé au poste du chef de l’exécutif provincial secondé par deux adjoints qui sont chargés des questions politiques, administratives, juridiques et économiques.

Même chose à la mairie de Bukavu où l’ancien ministre provincial de la santé, Ladys Muganza Wakandwa à été rappelé pour prendre la direction de l’hôtel de ville avec l’accompagnement de ses trois points focaux installés également dans les communes.
Ce processus a été vu comme l’annonce d’une nouvelle ère dans la gouvernance de la province après le départ subite et imposé des (anciennes) autorités provinciales suivis par les éléments des forces armées de la République Démocratique du Congo, FARDC.
Néanmoins, depuis ce changement brusque, la situation Sécuritaire s’est détériorée avec des cas des meurtres enregistrés du jour le jour dans les trois communes que compte la ville de Bukavu, une ville de plus d’un million d’habitants au bord du majestueux lac Kivu.
Au petit matin du vendredi 14 mars 2025, deux personnes ont été retrouvées mortes vers la commune d’Ibanda, une autre vers Kalengera et deux corps ramassés vers l’entrée Beach Muhanzi en commune de Kadutu, d’après une alerte de la société civile.
Dans la soirée du même vendredi, plusieurs maisons ont été attaquées sur avenue Buholo 5 vers le bistrot Havana (Kadutu), déclenchant une tension dans la population qui s’est décidé de se réveiller avec des sifflets, vuvuzelas, bidons, morceaux des bois, de l’hôpital général de Kadutu (Chez Bulambo) jusqu’à la route principale recherchant les bandits à leurs risques et périls.
Dans la même nuit, les avenues vers ISP Bukavu, paroisse Materdei, Vamaro et Mukukwe ont été aussi la cible des bandits armés.
Aux environs de 21h, les cris d’alarme des habitants de cette partie de la ville de Bukavu ont commencé à circuler dans les réseaux sociaux appelant l’intervention urgente des militaires M23.
Quelques minutes plus tard il s’en est suivi des images d’un jeune d’une trentaine d’années qui a reçu une balle dans le torax entouré d’une foule immense.
Ces scènes ne font que créer une psychose dans le chef de la population qui, désormais cède à la panique malgré l’assurance du maire de la ville, lui qui à longueur des journées en appelle à la collaboration étroite entre la population et les nouvelles forces de l’ordre.
Les cas de justice populaire se multiplient dans les coins chauds de la ville tuant parfois des victimes innocentes.
Redaction