Aussitôt rendu public aussitôt démenti, banalisé au point d’en faire un truc rigolo. Le communiqué du Dircab du gouverneur est trimballé comme une feuille de chou dans les plateformes. Ceux qui devraient être assignés a domicile par la décision du Gouverneur coulée sous forme de communiqué jubilent dans les réseaux sociaux. « On nous a demandé de vaquer à nos occupations quotidiennes au sein du cabinet », fulmine un membre du cabinet en train de servir Bacchus après, selon lui la volte-face du Directeur de cabinet du Gouverneur signataire du communiqué assignant à domicile les coordonnateurs et leurs adjoints ainsi que les membres du bureau d’études.
Le Courrier de Bukavu a pû couvrir discrètement les échanges de 4 membres du cabinet du gouverneur réunis autour d’une table en pleine séance de prise d’alcool. Voici leurs discussions
L’un d’eux ouvre le ballon en informant les autres membres des tractations en cours en guise de la nomination des membres du cabinet. Il révèle que ce sont les partis politiques qui seront privilégiés, ce sont eux qui enverront les noms de leurs candidats aux différents postes dans différents postes. Donc d’après lui il n’est pas question de tenir compte de la compétence, seule la recommandation demeure le premier critère de sélection. Frémissement, gémissements et désolation de la part d’un autre membre qui regrette que malgré ses compétences avérées il ne pourra pas être retenu car n’étant pas membre d’un parti politique. Et une troisième personne de prendre la parole pour regretter tout le temps passé à servir le nouveau locataire du cabinet de Nyamoma alors que l’espoir d’être retenu s’amenuise. L’attente devient longue, insupportable et enrobée dans une longue incertitude. Attendons quand mêmecar sait-on jamais, conclut le 4eme participant.
Tactiquement, le gouverneur professeur Jean Jacques PURUSI joue bien au point de faire perdurer le doute. La stratégie du suspens est une marque de fabrique du tout nouveau Premier citoyen de la province du Sud-Kivu.
Il tue le temps, observe tout le monde et provoque à la fois l’espoir et le désespoir chez ses collaborateurs qu’il n’a jamais nommés.
En attendant le cabinet du Gouverneur stratège PURUSI SADIKI est comparable à cette pièce de théâtre écrite en 1948 par Samuel BECKETT intitulé: En attendant Godot…c’est espérer que le monde va changer tout en étant conscient que cet espoir est ridicule malgré les signaux positifs envoyés par le gouverneur PURUSI et son Vice-gouverneur ELAKANO, pourvu que ça dure.
Désiré KYAKWIMA
Le Courrier de Bukavu