Le tribunal militaire de garnison de Bukavu a ouvert ce lundi 10 février 20225 le procès de 84 militaires accusés d’avoir ouvert le feu sur des civils dans les localités de Miti, Bugorhe et Kavumu, en territoire de Kabare.
L’audience, qui se déroule en flagrant délit, a débuté par la présentation des prévenus par l’auditeur supérieur de la cour militaire du Sud-Kivu. Les éléments de preuve proviennent de diverses unités engagées sur la ligne de front à Kalehe et de celles basées à Kavumu.
Pour ce premier jour de l’audience, il a été question de passer à la présentation des prévenus et la composition de la partie civile.

Apres la première étape de ce dossier inscrit en flagrance, le juge président a suspendu l’audience, la renvoyant au mardi 11 février 2025 à 9 heures.
Ce procès est un soulagement pour la population locale endeuillée par ces violences et qui réclame justice et réparation.
Se livrant à la presse, Maître Pascal Mupenda, l’un des avocats de la partie civile s’est montré déterminé : « Nous demandons une condamnation exemplaire et une réparation intégrale. Les preuves matérielles sont accablantes ».
Maître Mupenda plaide pour la peine capitale et exhorte les autorités à retrouver et traduire en justice les autres responsables qui ont pris la fuite.
Le ministre provincial de la justice et des droits humains, Faustin Mayani, a salué l’implication personnelle du gouverneur Jean Jacques Purusi dans l’organisation de ces audiences. Il a assuré que les militaires en fuite à Uvira ont été appréhendés et seront jugés prochainement.
Ce procès qui se déroule au cercle sportif de Labotte en commune d’Ibanda intervient alors que les Forces Armées de la RDC (FARDC) sont engagées dans des combats contre le M23, soutenu par le Rwanda, et mettent l’accent sur la discipline de leurs troupes.
Dossier à suivre…
Patrick MAKIRO