À l’occasion de la Journée de l’enfant africain, célébrée chaque 16 juin, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du territoire d’Uvira dénonce la dégradation des conditions de vie des enfants affectés par l’insécurité persistante dans la plaine de la Ruzizi, au Sud-Kivu.

Selon M. Byamungu Shamamba Paul, coordonnateur de la NSCC en territoire d’Uvira, les violences armées et les détonations répétées d’armes ont de graves répercussions sur le bien-être psychosocial des enfants.

Plaine de la Ruzizi : La NSCC appelle à une mobilisation urgente pour protéger les enfants victimes de la crise sécuritaire

Contacté ce mardi 16 juin par le magazine Le Courrier de Bukavu, il a indiqué que les enfants d’Uvira, particulièrement ceux de la plaine de la Ruzizi, évoluent dans un contexte humanitaire alarmant marqué par des déplacements forcés, l’exil de nombreuses familles et la perturbation de l’accès aux services sociaux de base.

« De nombreux enfants n’ont pas pu être enregistrés à l’état civil, tandis que d’autres ont été privés de scolarité cette année en raison de l’insécurité. Les déplacements forcés et les détonations d’armes affectent également leur santé mentale », a-t-il expliqué.

Face à cette situation, la NSCC appelle le gouvernement congolais ainsi que les partenaires humanitaires intervenant dans le secteur de la protection de l’enfance à renforcer leurs actions afin de garantir un environnement sûr et propice à l’épanouissement des enfants.

Instituée en 1991 par l’ancienne Organisation de l’unité africaine, aujourd’hui l’Union africaine, la Journée de l’enfant africain est commémorée chaque 16 juin en mémoire des enfants tués lors du soulèvement de Soweto, en Soulèvement de Soweto.

En République démocratique du Congo, l’édition 2026 est célébrée sous le thème : « Garantir l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement pour tous les enfants »

 

Wendo Joés