Une trentaine de jeunes représentants d’organisations engagées dans la promotion et l’encadrement de la jeunesse ont participé, samedi 13 juin 2026, à un atelier d’échanges et de partage d’expériences consacré aux défis quotidiens des jeunes et à la mise en œuvre de la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la jeunesse, la paix et la sécurité.

 

Organisée par le mouvement Agir Tous pour la Dignité (ATD Quart Monde RDC), cette rencontre avait pour objectif de réunir les jeunes afin de réfléchir aux défis auxquels ils sont confrontés dans la région des Grands Lacs, particulièrement en République démocratique du Congo, et de promouvoir une attitude résiliente face aux multiples crises qui affectent leur avenir.

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Les participants ont également analysé les avancées et les perspectives de l’agenda « Jeunesse, Paix et Sécurité ». À l’ouverture des travaux, les responsables d’ATD Quart Monde ont présenté l’historique du mouvement fondé par Joseph Wresinski, ainsi que sa mission de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

 

Les échanges ont également permis de faire connaître la campagne mondiale de la jeunesse lancée par ATD Quart Monde en 2024, une initiative portée par des jeunes âgés de 18 à 30 ans et visant à renforcer leur engagement en faveur d’une société plus juste, solidaire et inclusive. « Nous voulons amener les jeunes à prendre conscience du rôle qu’ils ont à jouer dans la lutte contre la pauvreté, la promotion de la paix et la cohabitation pacifique.

 

Cette rencontre constitue une première étape d’un programme qui prévoit plusieurs autres activités pour atteindre ces objectifs », a expliqué Mme Éliane Mufungizi, responsable nationale de la Campagne mondiale jeunesse. Intervenant sur l’agenda « Jeunesse, Paix et Sécurité », Honneur-David Safari, modérateur national du Collectif 2250 en RDC, a présenté les principaux axes de la Résolution 2250, notamment ses cinq piliers, les progrès enregistrés depuis son adoption ainsi que les défis qui freinent encore son application effective.

 

Selon les données présentées au cours de l’atelier, les jeunes représentent près de 24 % de la population mondiale, tandis qu’environ 1,8 milliard de personnes sont âgées de 10 à 24 ans. Une part importante de cette jeunesse vit dans des contextes marqués par l’instabilité, les conflits armés ou les crises humanitaires.

 

Adoptée à l’unanimité le 9 décembre 2015 par le Conseil de sécurité des Nations unies, la Résolution 2250 reconnaît le rôle essentiel des jeunes dans la prévention des conflits, la médiation, la consolidation de la paix, la réconciliation et le renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés.

 

« Malgré les progrès observés, de nombreux jeunes continuent de faire face à l’insécurité, au chômage, aux déplacements forcés, à la discrimination, au manque d’accès à une éducation de qualité et à l’insuffisance des financements. La Résolution 2250 rappelle que les jeunes ne sont pas de simples spectateurs, mais de véritables acteurs du changement », a souligné Honneur-David Safari.

 

À l’issue des travaux, les participants, répartis en groupes thématiques, ont élaboré un agenda jeunesse à travers une analyse SWOT/FFOM (Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces). Cet exercice devrait servir de feuille de route pour orienter leurs actions et contribuer à la mise en œuvre effective de la Résolution 2250 au niveau local et régional.

 

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la participation des jeunes aux processus de paix et de développement, dans un contexte où l’est de la RDC demeure confronté à de nombreux défis sécuritaires et socio-économiques.

 

Patrick Makiro