L’Association des Femmes des Médias (AFEM) a tenu ce jeudi 31 octobre 2024 une rencontre d’échange mettant autour d’une même table des autorités politico-administratives, des représentants de services de sécurité, des défenseurs des droits humains et des journalistes.
Cette rencontre à Bukavu tournait autour de la collaboration existante entre ces parties et la sécurité des journalistes dans les provinces du Nord et Sud-Kivu.
AFEM a laissé entendre que cette rencontre rentre dans le cadre du projet : « Une presse libre, professionnelle, inclusive et plurielle pour l’accès de différentes couches sociales à l’information fiable au Nord et Sud-Kivu », lequel est mis en oeuvre par AFEM sur financement de l’ambassade d’Allemagne en République démocratique du Congo.

Au cours de ces échanges il a été révélé que les cas des violations à l’égard des journalistes continuent à s’enregistrer dans différentes zones de la partie Est de la RDC. Cela a un impact négatif sur le travail des journalistes qui sont parfois obligés de quitter leurs milieux habituels pour se protéger.
Dans un rapport qui a été présenté par Jean-Corneille Murhula, l’un des points focaux de ce projet et facilitateur du jour, 23 cas de violations des droits humains ont été documentés dans les villes de Goma, Bukavu et Uvira de septembre à octobre de l’année en cours contre 20 cas du dernier rapport toujours documenté par cette organisation de défense des droits humains.
Parlant des défis, AFEM cite entre autres : l’environnement de travail moins rassurant, l’appartenance de plusieurs médias aux acteurs politiques, non respect des textes qui protègent les droits des journalistes congolais, l’instabilité sécuritaire…
Les participants à cette rencontre ont formulé tous à l’unanimité le vœu de voir une collaboration seine entre eux afin de limiter les cas des violence dont sont victimes les journalistes et ainsi permettre aux différentes couches sociales d’accéder aux informations fiables.
Patrick MAKIRO