Plusieurs centaines de personnes ont battu le pavé ce mardi aux abords du bureau de la REGIDESO pour dénoncer les perturbations dans la desserte en eau potable . Les robinets restent secs pendant des jours, obligeant les habitants à faire de longues files d’attente devant les bureaux de la REGIDESO.
Les raisons de cette pénurie sont multiples. Cette agence avance plusieurs raisons notamment les infrastructures vieillissantes combinées à des niveaux de précipitations plus bas que la normale. Des nombreux quartiers de la ville de Bukavu vivent la carence en eau potable rendant la vie difficile pour les familles, les écoles, et les entreprises.
Pour tenter de trouver une solution au problème, les comités locaux de gouvernance participative au sud-Kivu (CLGP en sigle ) accompagné de la population de certaines avenues du quartier Nyalukemba et l’ensemble de ses partenaires ont assiégés le bureau de la REGIDESO dans l’avant-midi de ce mardi 8 Octobre 2024 pour réclamer la reprise de la desserte.
Les manifestants déplorent aussi le cas de noyade, d’insécurité, des viols et de kidnapping à l’égard des habitants à la recherche de cette denrée d’une importance capitale.

« Nous ne pouvons plus supporter cette situation, nous avons besoin d’une solution » déclare une manifestante.
Le CLGP accorde un délai d’un mois pour que la REGIDESO règle le problème de l’eau potable au plus vite possible pour aider la population et pour éviter les dégâts que cause cette pénurie d’eau dans la ville.
En réponse aux manifestations croissantes, la REGIDESO a promis d’accélérer les travaux de réparation et d’investir dans des infrastructures pour éviter la pénurie. Mais pour de nombreux habitants, ces promesses sentent l’odeur du déjà entendu.
La crise de l’eau rappelle l’urgence de revoir notre gestion des ressources naturelles et d’investir dans des solutions durables. Il est crucial que les autorités prennent des mesures concrètes pour garantir un accès fiable à l’eau pour tous, déclare un manifestant.
Par Sylvie MALASHI