Cet appel est de Madame Nelly ADIDJA l’une des panelistes lors d’une séance de réflexion organisée par Alert International sur le rôle du numérique et son impact sur la santé mentale et la génération connectée.
Dans son exposé, la chargée de programmes de l’Association des Femmes des Médias s’est d’abord focalisée sur les avantages du numérique avec ses ouvertures sur le plan académique, de recherche scientifique et même socio-économique. Grâce au numérique les Femmes Petites Commerçantes Transfrontalières développent des stratégies de vente et des achats en capitalisant les différentes plateformes numériques à leur portée. Il s’agit des contacts avec les fournisseurs dans la sous-région des grands lacs, la publication de leurs activités (marchandises) sur leurs comptes tiktok, WhatsApp, Facebook pour attirer la clientèle.

Elle a rappelé l’approche « groupages des marchandises » qui leur a permis de poursuivre leurs activités pendant la période de la COVID 19 en dépit de la fermeture des frontières.
Notre source a fait savoir qu’en dépit de ses avantages, le numérique peut causer des dommages et engendrer des conséquences lorsque l’utilisateur (trice) ne fait pas preuve de prudence en ligne ou est victime de l’une des formes les plus répandues des violences numériques comme le partage non consentis des données personnelles, le cyberhacellement, la désinformation sexiste, la sextorsion pour nuire à sa réputation pour ne citer que celles-là.
Ces conséquences sont d’ordre social et professionnel ou la victime perd sa crédibilité, sa clientèle, abandonne ses activités. Sur le plan psychologique il s’agit de la honte, la peur l’isolement, l’anxiété, la dépression allant même aux pensées suicidaires.
Ainsi pour prévenir les violences numériques la facilitatrice a proposé 3 stratégies : la prudence en ligne, la protection des données et la confidentialité.

« Nous proposons à Alert International quelques stratégies de protection des femmes notamment le renforcement des capacités des femmes sur l’utilisation du numérique car les défis technologiques exposent les femmes aux violences numériques raison pour laquelle de fois elles tombent dans les pièges des arnaqueurs ou hackers .L’organisation peut aussi envisager des mécanismes d’accompagnement des survivantes à travers des cellules d’écoute et de référencement des survivantes à des structures appropriées pour une prise en charge efficace(psychologique et judiciaire) ;de mener des plaidoyers pour le respect des lois existantes notamment le code pénal congolais et la loi sur les numériques qui incrimine les violences numériques notamment le chantage, le cyberhacellement, le partage non consentis des images et données personnelles pour ne citer que cela. A-t-elle renchéri.
Il est à noter que cette activité a été organisée dans le cadre de la campagne 16 jours d’activisme et menée par l’équipe du Projet Mupaka Shamba letu 2 de l’Organisation Alert International. La salle des réunions des pères xavériens à Muhumba (Bukavu) a servi de cadre pour ces échanges.
La Rédaction