Des femmes de la ville de Bukavu toutes tendances confondues et celles des territoires haussent le ton face à l’exploitation illicite des ressources minières dans la province du Sud-Kivu.
Ceci ressort de la rencontre stratégique d’une centaine des femmes réunies à la société civile force vive Sud-Kivu pour statuer sur les menaces de mort dont sont victimes ce dernier temps Me Néné Bitu et Béatrice Nanvano, respectivement présidente du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu et députée provinciale élu du territoire de Walungu dans le Sud-Kivu.

À en croire les victimes, après les opérations de lutte contre le trafic illicite des minerais au Sud-Kivu, lesquelles ont conduit à l’arrestation simultanée des exploitants chinois sans permis de recherche, d’exportation ni passeports, des numéros inconnus ont commencé à les menacer leur promettant la mort.
La députée Béatrice Nanvano est reprochée d’avoir mené des enquêtes jusqu’à la saisie des lingots d’or et d’une sommes importante dans le cadre de ce dossier considéré comme « sensible ».
La présidente de la société civile force vive du Sud-Kivu à son tour est poursuivie pour avoir porté cette lutte jusqu’à mobiliser la population à marcher pour dénoncer cette exploitation jusqu’à ce que le monde entier soit au courant de ce système mis en place il y a de celà plus de 2 décennies.
De ces faits, l’association des femmes des médias (AFEM) avec d’autres femmes du Sud-Kivu dénoncent de vive voix l’acharnement contre leurs collègues et prennent les autorités congolaises et la communauté internationale à témoins pour tous le mal qui peut leur arriver.
Ces dernieres annoncent que des actions de grande envergure seront lancées dès ce lundi 27 janvier pour exiger la sécurisation de Me Néné Bintu et la députée Béatrice Nanvano.
Jack KAMIKELE