Élection de la RDC au conseil de l’ONU : Une nouvelle responsabilité dont le monde attend des résultat
La République Démocratique du Congo (RDC) a obtenu un siège au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies en recueillant 172 voix sur 190 votants le 9 octobre dernier.
Cette élection est perçue comme un succès diplomatique par les autorités Congolaises. Elle intervient dans un contexte où la RDC est critiquée pour la dégradation de la situation des droits humains à la suite de la situation politique et l’activisme des groupes armés dans la partie Est du pays.
Au lendemain de cette brillante élection, des analyses des spécialistes en relations internationales et défenseurs des droits de l’homme vont dans le sens de montrer la lourde responsabilité que porte le pays de Lumumba au regard de la situation actuelle des droits humains.
C’est le cas de Lucien Biringanine interrogé par Le Courrier de Bukavu ce jeudi 10 octobre 2024. D’après lui, cette élection tant attendue par la république démocratique du Congo est une marque de considération et constitue un engagement ferme pris par la Rdc dans la promotion des droits de l’homme.
« Nous félicitons d’abord les pays membres de l’ONU qui ont porté leur choix sur la RDC pour l’intégration au conseil de droits de l’homme. Nous pensons que le pays vient de porter un fardeau, une responsabilité qu’il faudra défendre à tout prix pour ne pas donner raison à ceux là qui contestaient l’intégration de la RDC dans ce conseil. Les cas des arrestations arbitraires, la politisation de la justice, la répression violente des manifestations pacifiques sont entre autres les actes que la RDC devra désormais bannir pour mériter sa place dans ce conseil » a déclaré Lucien Biringanine, spécialiste en relation internationale.
Quelques heures après cette élection, la ministre des droits humains, Chantal Shambu Mwavita, a souligné que la RDC pourrait utiliser cette place pour renforcer ses efforts en matière de protection des populations vulnérables, une opportunité pour améliorer la situation des droits humains dans un pays confronté depuis des années aux violences des groupes armés.
Tout en saluant cette nouvelle, l’Association Africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) et l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) considèrent également cette élection comme une responsabilité.
Ces deux ONG estiment que ce vote devra interpeller des autorités congolaises à poser plus d’actes concrets dans la promotion et la protection des droits humains.
Don De Dieu CHIBIKWA
