Bulinzi, ce village situé sur la nationale numéro 2 et l’un des groupements de la chefferie des Basile, dans le territoire de Mwenga, se souvient de ce 17 octobre 1999 qui a vu 14 femmes et un homme enterrés vivants par les rebelles du RCD.
A Mwenga, des organisations de défense des droits des femmes sont vent debout pour réclamer que justice soit faite en faveur de familles des victimes. Esther Bukaba de l’Association des femmes des médias à Kamituga ou encore Bililo Mazambi Béatrice et Esther Yanda à Mwenga ne baissent jamais la garde pour que le monde rende justice à ces victimes innocentes enterrées vivantes par le simple fait d’avoir été injustement accusées de sorcières. Aucune preuve n’avait été apportée par les accusateurs.
Ce massacre avait particulièrement affecté la population de Mwenga . L’occupant avait réussi à distiller la peur au sein des habitants et interdit le deuil dans les familles éplorées. Mulala Kapumba dont la mère avait été enterrée vivante demeure inconsolable: J’ai perdu ma mère dans la fleur de l’âge, elle était tout pour moi et mes frères et soeurs. Je ne comprends pas pourquoi une simple dénonciation peut conduire à un tel drame. J’attends que le monde dénonce ce crime odieux
Mulala Kapumba ne s’explique pas pourquoi les autorités au niveau national semblent ne pas prendre à bras le corps les revendications des familles des victimes. Après l’arrivée sur le lieu de l’épouse de l’ancien président Olive Lembe Kabila, aucune autre autorité n’y a mis les pieds pour réconforter la population.
Que justice soit faite clament les défenseuses des droits de l’homme dans le territoire de Mwenga, en général et à Bulinzi en particulier.
Désiré KYAKWIMA