Le bureau de coordination de la société civile forces vives du territoire de Fizi ,province du sud-kivu, en République démocratique du Congo, demande l’ouverture d’une enquête judiciaire contre certains éléments des FARDC ayant semé la terreur au sein de la population dans certains villages.
Dans une note d’information adressée à l’auditeur militaire garnison d’uvira , détachement de Fizi et Baraka portant trouble à l’ordre public dans les villages de ‘Wamléma, Losenda et Mi’enge mercredi 12 février 2025, et dont une copie est parvenue à la rédaction du Courrier de Bukavu, la société civile a énuméré quelques griefs motivant sa demande, dont les arrestations arbitraires,les tortures et les tirs de balles en l’air paniquant la population civile.
Cette note qui craint que cette situation ne dégénère comme à Kavumu, Miti et Katana, indique que ces événements malheureux se sont récemment déroulés aux villages ‘Wamléma entre samedi 08 et mardi 10 février où, des militaires de l’unité Guépard ont tiré des balles jour et nuit sans motif valable, au village Mi’enge, groupement de Bashi M’minje, secteur d’Itombwe la même chose s’est produite et a occasionné un déplacement massif de la population vers le village Épùpù,chef-lieu du secteur d’Itombwe et enfin, le document dénonce des arrestations arbitraires, dissipation des munitions de guerre et tortures des jeunes qui quittaient le terrain de football mardi 11 février 2025 au village Losenda , groupement des Balala-nord, secteur de Tanganyika.
Craignant que la situation ne soit pas similaire à celle du village Acima, groupement de Bashi Alangwa, secteur de Ng’angya et de la presqu’île d’Ubwari,dans la partie littorale du lac Tanganyika, où, des civils ont été tués par des éléments FARDC de l’unité FUMA, la société civile forces vives demande, l’ouverture d’une enquête judiciaire par l’auditorat militaire afin d’identifier les militaires auteurs de cette barbarie et les déférer devant les instances judiciaires compétentes, et qu’une audience foraine soit programmée et organisée contre ces militaires qui ont commis des actes contraires à la loi.
FAMURE