Journée mondiale contre les chasses aux sorcières : FID International appelle à protéger les femmes et les enfants victimes d’accusations
📸 © Le Courrier de Bukavu / Rédaction Sud-Kivu
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les chasses aux sorcières, célébrée chaque 10 août, l’organisation FID International alerte sur les violences, la stigmatisation et l’exclusion sociale dont sont victimes les personnes accusées de sorcellerie, particulièrement les femmes et les enfants.
Selon Cirhuza Matabaro Laetitia, chargée de communication de FID International, les femmes, notamment les plus âgées et vulnérables, ainsi que les enfants, figurent parmi les principales victimes de ces accusations dans plusieurs communautés africaines.
Elle souligne que ces accusations peuvent être alimentées par certaines croyances et par des dérives liées à l’influence de certains mouvements religieux. Dans certains cas, des responsables religieux désignent publiquement des personnes comme étant responsables de malheurs ou de difficultés rencontrées au sein des familles et des communautés.
« Ces accusations ont de lourdes conséquences pour les victimes : bannissement de la société, violences physiques, marginalisation, précarité extrême et ruptures familiales.
Certaines victimes se retrouvent dans des camps ou des sites informels et sont contraintes de mendier pour survivre. Des enfants sont abandonnés par leurs parents et des femmes sont rejetées par leurs proches. Dans les cas les plus graves, certaines victimes sont même exposées à la justice populaire et à des violences pouvant aller jusqu’à la lapidation », déplore Cirhuza Matabaro Laetitia.
Face à cette situation, FID International affirme œuvrer pour la défense et la protection des personnes accusées à tort de sorcellerie, notamment en apportant une assistance juridique gratuite aux victimes confrontées à des procédures judiciaires.
L’organisation appelle les communautés à mettre fin aux accusations de sorcellerie et aux pratiques qui en découlent, estimant qu’elles constituent une menace pour la sécurité, la dignité et l’intégrité physique des personnes ciblées.
FID International recommande également aux autorités compétentes de prendre des mesures contre les actes de diffamation, les menaces, les violences et toute forme de justice populaire visant les personnes accusées de sorcellerie.
L’organisation invite enfin la population à privilégier les voies légales en cas de conflit ou de suspicion et à ne pas se faire justice elle-même. Elle rappelle que toute personne accusée d’une infraction doit bénéficier de la protection de la loi et que les accusations doivent être traitées par les autorités judiciaires compétentes.
La Rédaction
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Endelea Kusoma
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