La province du Sud-Kivu enregistre depuis plus de 60 jours une absence de nouveaux cas confirmés de la maladie à virus Ebola, une évolution encourageante qui témoigne des efforts déployés dans la riposte.

Toutefois, les autorités sanitaires mettent en garde contre tout relâchement, rappelant que la menace demeure réelle tant que l’épidémie n’est pas officiellement déclarée terminée.

Selon les dernières données de la surveillance épidémiologique, le dernier cas confirmé dans la province remonte au 26 mai 2026. Depuis lors, aucun nouveau patient n’a été enregistré, plaçant le Sud-Kivu dans une phase de surveillance renforcée afin de prévenir toute résurgence de la maladie.

Malgré cette accalmie, les spécialistes de la santé soulignent que le virus Ebola continue de circuler dans d’autres régions du pays. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, de la Tshopo et du Haut-Uele restent sous surveillance en raison de la persistance ou de la réapparition de cas, une situation qui démontre que l’épidémie demeure imprévisible.

Ebola au Sud-Kivu : 60 jours sans nouveau cas, mais l’alerte sanitaire demeure

Les mouvements de populations, les échanges entre provinces ainsi que les déplacements transfrontaliers constituent des facteurs susceptibles de favoriser une réintroduction du virus au Sud-Kivu. À cela s’ajoutent les défis sécuritaires et humanitaires qui compliquent les activités de surveillance et de riposte dans certaines zones difficiles d’accès.

Les autorités sanitaires rappellent également que le virus peut réapparaître après une longue période sans cas, notamment à partir de survivants ou de chaînes de transmission passées inaperçues. Cette réalité impose le maintien d’une surveillance épidémiologique rigoureuse et d’une forte mobilisation communautaire.

La Division provinciale de la santé recommande à la population de poursuivre l’application des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, le signalement immédiat de tout cas suspect, le respect des règles d’hygiène lors des funérailles ainsi que la collaboration avec les équipes de riposte.

« L’absence de nouveaux cas ne signifie pas la disparition du danger. La vigilance de toute la communauté reste indispensable pour empêcher une nouvelle flambée », rappelle le docteur Claude Bahizire, responsable de la Communication sur les Risques et l’Engagement Communautaire (CREC) à la Division provinciale de la santé du Sud-Kivu.

Si la situation épidémiologique est aujourd’hui encourageante, les autorités insistent sur le fait que seule une vigilance permanente, associée à l’implication active des communautés, permettra de préserver les acquis de la riposte et d’éviter une résurgence de la maladie dans une province déjà confrontée à de nombreux défis humanitaires et sécuritaires.

Cet article est produit dans le cadre du projet  » Renforcement des capacités des prestataires des médias et des organisations de la société civile et promouvoir l’adoption des comportements responsables de préventions contre la maladie à virus Ebola au Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri » projet mis en oeuvre par l’UNPC SK avec l’appui financier de la Coopération Suisse.

 

La Rédaction