La Journée mondiale des Gorilles est célébrée le 24 septembre de chaque année. Une occasion de valoriser ces espèces qui subissent diverses menaces tant au niveau de la République Démocratique du Congo que dans d’autres régions du continent africain.
Au Sud-Kivu dans la partie Est de la RDC, cette journée est une occasion de tirer la sonnette d’alarme sur la situation des Gorilles et autres primates du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB).
Les Gorilles du PNKB sont de plus en plus menacés, non seulement par la destruction de leur habitat, mais aussi par l’instabilité liée aux conflits armés.
La déforestation, exploitation illégale et le braconnage : Le parc est le théâtre d’une coupe d’arbres accélérée, de charbonnage massif, et une probable exploitation minière artisanale illégale.
Ces activités détruisent le couvert forestier, fragmentent les habitats et réduisent la disponibilité de nourriture et d’abris pour les gorilles.
Le transfert de 12 gorilles du Centre de réhabilitation des primates de Lwiro vers Kinshasa a soulevé l’indignation en début de l’année 2025. Une alerte qui fut lancée pour la première fois par la société civile environnementale du Sud-Kivu craignant que ces animaux ne soient détournés de leur mission de conservation pour alimenter un trafic illégal ou à des fins lucratives. Des allégations qui furent démenties par les gestionnaires actuels de ce site du patrimoine mondial de l’UNESCO.
La société civile, les ONG locales et internationales alertent régulièrement les autorités sur les atteintes aux espèces rares, notamment les chimpanzés et gorilles, et demandent l’application stricte des lois de protection.
Patrick MAKIRO