Après dix mois de déplacement forcé, la population retournée dans le village de Katogota, en groupement d’Itara-Luvungi, dans la plaine de la Ruzizi, fait face à d’importants défis sanitaires. En cause : le manque criant d’intrants et de matériels médicaux au centre de santé local, principal recours sanitaire de la communauté.
Contacté ce lundi 12 janvier 2026 par Le Courrier de Bukavu, Badesirwe Raymond, président du comité de développement du centre de santé de Katogota, explique que cette structure sanitaire avait été victime de pillages en février 2025, lors de la fuite massive de la population causée par la guerre. Des individus non identifiés auraient emporté des matériels et intrants médicaux, laissant aujourd’hui le centre dans l’incapacité de répondre aux besoins des habitants retournés.
Il souligne par ailleurs que, jusqu’à présent, les organisations humanitaires œuvrant dans le secteur de la santé au sein de la zone de santé de Lemera n’ont pas encore repris leurs activités, suite à la récente dégradation de la situation sécuritaire. Une situation qui accentue les difficultés d’accès aux soins et justifie, selon lui, un appel urgent à l’intervention humanitaire.
De son côté, Mangaiko Shabani, chef de quartier de Katogota, déplore les décès déjà enregistrés, attribués au manque d’assistance sanitaire et alimentaire.

Il indique également que plusieurs habitants sont contraints de parcourir de longues distances vers Kamanyola ou Luvungi pour se faire soigner, s’exposant ainsi à de nombreux risques.
Toutefois, malgré ces conditions précaires, notre source précise que la population retourne progressivement dans le village, dix mois après les déplacements, avec l’espoir de reconstruire et reprendre une vie normale.
Wendo Joés

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