Alors que le monde a célébré, le 20 juin, la Journée mondiale des réfugiés, les retournés en provenance du Burundi et de plusieurs villages, ainsi que les déplacés de guerre installés dans la plaine de la Ruzizi, dénoncent leur abandon face à une crise socio-humanitaire persistante.
Contactés ce week-end par le magazine Le Courrier de Bukavu, plusieurs d’entre eux affirment être confrontés à d’énormes difficultés liées à l’accès à la nourriture, aux soins de santé, à l’éducation et aux moyens de subsistance. Ils appellent les parties au conflit à privilégier le dialogue afin de parvenir à une solution durable à cette crise humanitaire qui affecte des milliers de civils.

« Nous menons une vie très difficile. Depuis notre retour dans nos villages, nous n’avons bénéficié d’aucune assistance. Nos enfants ont perdu une année scolaire et certaines personnes sont décédées faute de prise en charge », témoigne un retourné.
Les personnes concernées estiment que l’aide humanitaire ne devrait pas se limiter aux grands centres urbains, mais atteindre également les localités les plus enclavées, où les besoins restent considérables.
De Kamanyola à l’ensemble de la plaine de la Ruzizi, les appels à une assistance humanitaire d’urgence se multiplient en faveur des retournés et des déplacés de guerre, qui espèrent une réponse rapide des autorités et des organisations humanitaires.
Wendo Joés

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