Après une semaine de fortes turbulences à la chambre haute du parlement, Kamerhe a rendu le tablier. C’est l’épilogue quasi violent d’un feuilleton politique qui met aux prises deux alliés de première heure qui avaient convolé en justes noces à Nairobi dans ce que l’on appella CACH(Cap pour le changement). On se souvient envore de chaudes accolades entre les deux hommes et de toutes les promesses que le binôme s’est faite: alternance au pouvoir, partage équitable des portefeuilles et patati patata (…).

Comme en 2009 face à Kabila, voici de nouveau Kamerhe sur le point de rupture avec son allié de président. Comme en 2009, VK est poussé à la porte même s’il n’a cessé de rouler de mécanique pour tenter de faire face à la fronde. Comme en 2009, la machine de propagande du pouvoir en place a déployé au préalables ses tentacules pour invectiver, détruire l’image de marque de l’allié du président qui malgré tout a résisté aux imprécations de la « talibanie ».

Mais à la différence de 2009, le président Tshisekedi a réagi à la démission du président de l’assemblée nationale. Dans des propos sibyllins l’allié de Kamerhe dit respecter les droits des uns et des autres et qu’il ne peut pas s’immiscer dans les affaires d’une autre institution. Risible!
Fatshi avait déjà scellé le sort de Kamerhe qui naïvement croyait encore à un retour de la manivelle; que le bourreau allait revenir à de bons sentiments, hélàs! C’est un prédateur, il avait déjà sa proie dans la ligne de mire mais celui-ci, soit il n’avait pas vu venir le vent du boulet, soit son jusqau’boutisme lui demandait de pousser le président à se découvrir. Rien n’y fit, VK a retropédalé et a abandonné la partie.

2009-2025: rebelote
Pourquoi encore lui?

Dans l’entourage du président de l’UNC et au sein des états major de son parti, pas de doute: la théorie du complot prend le dessus. Nul doute que leur leader n’est pas loin d’une nouvelle humiliation par le président Tshisekedi. Beaucoup pensent que VK devrait tout laisser tomber et aller voir ailleurs. C’en est trop, disent-ils.

Comme en 2009, le dernier cercle autour de Fatshi n’apprécie pas « les prises de position de VK qui ne cadrent pas avec le narratif de l’Union sacrée ». D’après mes sources, la goûte d’eau qui a fait déborder un vase déjà plein est celle qui se résume dans l’initiative récente de vouloir réunir autour du président de la république le plus grand nombre des forces politiques pour « faire face pour faire face aux problèmes actuels du pays ». Et Kamerhe d’ajouter: »…avec tout le monde autour de lui, le Chef de l’état est plus fort qu’avec la seule majorité parlémentaire ». Les faucons du régime n’ont apprécié cela dénonçant la felonie dont les proches de l’ancien président Joseph Kabila l’avaient accusé en 2009.

Hier Comme aujourd’hui Kamerhe fait peur pour certains, il ne rassure pas le président Tshisekedi depuis l’accord de Nairobi, selon « la talibanie ». On nr sait pas ce que nous reserve la suite des évènements, est-ce le début de la fin de ce feuilleton ou la fin du début?

Par Désiré Kyakwima