L’Association des Femmes des Médias « AFEM » alerte l’opinion aussi bien nationale qu’internationale sur les violations graves et inacceptables des droits humains commises sur la population du Nord et du Sud-Kivu pendant la guerre du M23 soutenu par le Rwanda.

L’Association des Femmes des Médias AFEM demande :
– A la Communauté Internationale, l’Union Européenne et l’Union Africaine, de prendre des sanctions diplomatiques, politiques et économiques concrètes pour contraindre le Rwanda à retirer ses troupes du territoire congolais;
– A la Cour Pénale Internationale d’ouvrir les enquêtes sur les crimes de guerre et les crimes contre
l’humanité commis lors de l’attaque du M23;

– A la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) , de revitaliser les processus de Nairobi et de Luanda pour une paix durable en RDCongo;

– Au Gouvernement congolais, de prendre ses responsabilités pour assurer la protection de la population et de ses biens et instaurer une paix durable pour éradiquer le taux de criminalité qui ne fait que s’accroitre en Provinces du Nord et du Sud-Kivu depuis le début de la guerre du M23/RDF.

Elle demande ainsi , à l’Alliance Fleuve-Congo/M23 d’ouvrir un couloir humanitaire afin de permettre l’acheminement de l’aide en aliments, en médicaments,pour soulager la souffrance des survivant(es )et sauver les vies humaines.

Ces demandes sont contenues dans un communiqué de presse publié par l’Association des Femmes de Médias ce jeudi 13 février 2025 pour dénoncer des violations des droits humains au Nord et Sud-Kivu pendant cette période de guerre.

AFEM dénonce le fait que des détonations d’armes légères et lourdes se soient
intensifiées entre les rebelles et les forces loyalistes en pleine ville et ses environs,
occasionnant d’énormes pertes en vie humaines. Les bombardements ont
particulièrement touché des zones densément peuplées comme Kahembe,
Mugunga et Rusayo, entraînant la mort de nombreux enfants et des personnes
vulnérables. Une bombe a même été larguée sur une maternité.

Elle félicite à cette occasion les agents de la croix rouge, qui ont
pris le courage de récupérer les corps qui jonchaient les rues et dans des morgues pour
leur enterrement. Suite au contexte de guerre et face au débordement, ces agents ont été obligés d’enterrer des corps sans les avoir identifiés.

AFEM souligne que dans la semaine du 3 au 9 Février 2025 , le territoire de Kabare, précisément à Kavumu, a perdu une dizaine de
ses enfants au cours des attaques contre les paisibles citoyens et le pillage de leurs biens.

Sylvie Malashi