Les faitières de la Société Civile du Sud-Kivu réunies au sein du Cadre de Concertation de la Societé Civile à travers un communiqué de presse, dénoncent la complicité, le coulage des ressources naturelles et l’irrégularité de la procédure controversée initiée par la Direction Générale de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) selon l’ordre de mission N’0005/ICCN/DG/MNY/03/011/2025 du 07 Janvier 2025, ordonnant Mr MATATA NGIRABOSE Bruno, Directeur Chef de Site du Jardin Zoologique de Kinshasa de récupérer 12 Chimpanzés au Centre de Réhabilitation des Primates de Lwiro (CRPL)

La destination de ces animaux reste douteuse et pour des raisons non précises. Cette structure informe l’opinion tant nationale qu’internationale, que la décision prise par l’ICCN salit l’image de la RDC à cause de l’implication supposée des certaines autorités dans l’exploitation des ressources naturelles pour des fins personnelles.
Ainsi, les faitières de la Société Civile du Sud-Kivu dans sa diversité réitèrent leur engagement de continuer à lutter contre l’exploitation des ressources naturelles en ce moment où la population assiste impuissante à l’exploitation minière par les chinois en complicité avec certaines personnalités.
Dans sa diversité, Les faitieres de la Société Civile du Sud Kivu se disent perplexe de voir que l’ICCN, en tant que co-gestionnaire du Centre de Réhabilitation des Primates de Lwiro (CRPL) reconnait que ce centre de Lwiro est un membre de la Pan African Sanctuary Alliance (PASA), une organisation experte en matière de primates et dispose d’un système d’accréditation très respecté avec comme « exigence selon laquelle les sanctuaires membres n’ont pas le droit de vendre, d’échanger, de prêter ou de faire le trafic d’animaux sauvages qui ont été placés dans les sanctuaires membres de la PASA, sauf dans les situations jugées comme étant dans le meilleur intérêt de ces animaux ». Chose qui ne se justifie pas dans le fameux ordre de mission signé par la Direction Générale de l’ICCN.
L’ordre de mission faisant l’objet de la prise de 12 Chimpanzés, ne donne pas des garanties qui rassurent ni la société civile, ni les experts en la matière, ni de la nouvelle zone d’affectation de ces primates en pleine réhabilitation et qui devraient être remise dans la nature, soit dans le Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB) ou dans ses environs selon les résultats des études telles que édictées par l’Union Mondiale de la Conservation de la Nature (UICN), ce qui renforce les soupçons d’une probable vente de ces chimpanzés à des firmes internationales, peut-on lire dans ce communiqué de presse signé N-001/SOCEARUCO/RDC/2025 par Josué ARUNA, président de la société civile environnementale.
Par Jack KAMIKELE