La société civile du sud Kivu lance un cri d’alarme pour la cessation des hostilités, le retrait des troupes rwandaises à l’Est du pays , exige le respect de l’accord d’Addis-Abeba en vue de convoquer une conférence pour la paix pour mettre fin à la crise actuelle en RDC. Elle demande aussi des sanctions contre le Rwanda.
C’était lors d’une marche pacifique organisée par le bureau de coordination de la société civile du sud Kivu. Les manifestants ont appelé toutes les couches sociales ainsi que les autorités à dire non à la guerre imposée par le Rwanda à travers les rebelles du M23. Un mémorandum a été lu et déposé au cabinet du gouverneur de la province du Sud-Kivu.

Dans leur mémorandum, la société civile du sud Kivu dénonce la complicité de la communauté internationale dans la guerre qui sévit dans l’Est du pays et dénonce également la prise de position des certains pays européens et américains dans la guerre en République démocratique du Congo.
Elle recommande également :
-Au conseil de sécurité des nations unies d’imposer la paix à travers une résolution contraignante sanctionnant le pays agresseur, le Rwanda. De tenir compte de la gravité des atrocités sur la vie des paisibles citoyens et de ne ménager aucun effort pour imposer aux belligérants de ne pas s’attaquer aux civils ni aux déplacés dans les camps, les hôpitaux, les écoles et les marchés.
-Aux structures garantes de l’accord d’Addis-Abeba (Nations-Unies, SADC,CIRGL, Union Africaine) de convoquer en toute urgence une conférence de paix afin de mettre fin à la crise actuelle en tenant compte de la participation de la société civile, des leaders religieux des provinces en guerre.
La société civile appelle tous les congolais de la diaspora à se mobiliser pour dire non à la guerre imposée par le M23 et aux menaces profèrèes à l’endroit de la population à l’Est de la RDC. Aux militaires et aux Wazalendo de faire de la sécurité de la population leur priorité pour éviter des violences et des massacres des innocents ; à toutes les parties prenantes de prendre en main cette situation pour la protection et la sécurité de leurs familles.
Sylvie Malashi et Jack Kamikele