Les membres des différentes organisations de la société civile du Sud-Kivu et mouvements citoyens ont organisé une marche de colère dans les rues de la ville de Bukavu et dans les territoires ce mercredi 8 janvier 2025.
Au cours de cette marche dont le point de chute a été le gouvernorat de province, les manifestants réclamaient de vive voix le respect du code minier en vigueur en République Démocratique du Congo, lequel donne les directives de l’exploitation des ressources minières au pays.
Ces derniers n’ont pas cessé de réclamer que les minerais du Sud-Kivu soient bénéfiques à la population et que le parquet ouvre une enquête judiciaire contre les fraudeurs appréhendés par le gouvernement.

« Nous demandons au chef de l’état de respecter ses engagements qu’il avait pris vis-à-vis de la population congolaise. Nos minerais devraient servir au développement de notre province et non soutenir les pays étrangers. Aujourd’hui comment faire comprendre à la population que l’or saisi a été amené à Kinshasa ? Que les traîtres et complices de l’exploitation illégale de nos minerais soient jugés » a dit Me Néné Bintu Iragi, présidente du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu.
Après la remise de leur mémorandum entre les mains du directeur de cabinet du gouverneur, Charles Mudahama, une plainte à été déposée au parquet général près la cour de cassation à Kinshasa pour dénoncer la fraude minière au Sud Kivu et diligenter les enquêtes et des poursuites judiciaires.
Après la marche du 8 janvier, les manifestants ont promis de continuer un mouvement de sit-in aux deux frontières qui séparent la province du Sud-Kivu (RDC) au Rwanda à partir de ce jeudi 9 janvier 2025 pour dénoncer l’implication du Rwanda et d’autres pays étrangers dans le pillage des ressources naturelles de la province du Sud-Kivu.
Patrick MAKIRO