« Les discours de haine se propagent plus vite et plus loin que jamais, amplifiés par l’intelligence artificielle » tel est le thème retenu pour célébrer la journée internationale de lutte contre les discours de haine ce 18 juin 2025.
L’effet dévastateur de la haine n’est pas nouveau, mais son ampleur et son impact se sont accrus avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication véhiculant des messages d’incitation à la haine, un outil fréquent de diffusion des idéologies de division à l’échelle mondiale.
Selon des experts internationaux, si rien n’est fait pour y remédier, les discours de haine compromettent la paix et le développement en alimentant les conflits et les violations des droits de l’homme.
Les Nations Unies mobilisent depuis longtemps les efforts contre la haine pour défendre les droits humains et promouvoir un état de droit, reconnaissant les répercussions des discours de haine dans des domaines tels que la consolidation de la paix, l’égalité des sexes et l’aide à la jeunesse.

Le discours de haine est défini par les nations Unies comme tout type de communication, qu’il s’agisse d’expression orale ou écrite ou de comportement, constituant une atteinte ou utilisant un langage péjoratif ou discriminatoire à l’égard d’une personne ou d’un groupe en raison de leur identité, en d’autres termes, de l’appartenance religieuse, de l’origine ethnique, de la nationalité, de la race, de la couleur de peau, de l’ascendance, du genre ou d’autres facteurs constitutifs de l’identité.
Souvent, ces discours sont à la fois le résultat et la cause de l’intolérance et de la haine et peuvent être, dans certains cas, dénigrants et source de divisions.
En province du Sud-Kivu, une zone occupée par le mouvement AFC/M23, le discours de haine circulent dans des plateformes numériques, occasionnant parfois le déplacement de la population dans certaines régions.
Étant donné que la diffusion de propos haineux peut être un signe avant-coureur de violence, notamment d’atrocités criminelles, limiter les discours de haine pourrait contribuer à atténuer leur incidence.
Patrick MAKIRO