Dans la nuit du dimanche 11 août 2025, de fortes pluies se sont abattues sur la ville de Bukavu, causant d’importants dégâts matériels et humains.
La REGIDESO Sud-Kivu n’a pas été épargnée par cette nouvelle catastrophe naturelle, qui s’ajoute à une série d’incidents similaires survenus ces derniers mois.
Selon Salumu Mwamba, chef de la division technique de la REGIDESO s.a, la conduite principale DN200, qui alimente une grande partie du quartier Labotte, a cédé sous la pression des eaux. Cette rupture a provoqué une interruption de la distribution d’eau dans plusieurs avenues, privant des centaines de ménages de ce service vital.

Mais au-delà de ce cas précis, ces éboulements et glissements de terrain à répétition constituent un véritable défi pour la société. Les infrastructures hydrauliques, souvent installées sur des terrains instables ou exposés aux crues, subissent des dommages fréquents.
Chaque incident entraîne des coûts de réparation élevés, mobilise les équipes en urgence et retarde d’autres travaux de maintenance ou d’extension du réseau.
Le directeur régional de la REGIDESO appelle ainsi les abonnés à la patience, tout en soulignant que « ces catastrophes climatiques de plus en plus récurrentes fragilisent durablement la capacité à fournir un service régulier ».
Toutes les équipes techniques restent toutefois sur le terrain pour rétablir l’approvisionnement en eau potable dans les meilleurs délais.
Pour les habitants de Bukavu, cette situation illustre la double vulnérabilité face au changement climatique : d’un côté, l’exposition directe aux catastrophes naturelles, et de l’autre, l’impact indirect sur les services publics essentiels.
Patrick MAKIRO