Le mouvement citoyen LUCHA exige des enquêtes sérieuses pour identifier les personnes qui mettent à mal la quiétude des
habitants, un contrôle et une limitation du mouvement des militaires qui passent des journées entières en divagation ainsi qu’un forum citoyen entre les responsables
des militaires et la population, pour trouver
ensemble des solutions locales à cette question d’insécurité.
Cette décision est contenue dans une déclaration de la LUCHA dont une copie nous est parvenue ce vendredi 29 novembre 2024.
Dans cette déclaration la LUCHA montre comment la population des villages de Bugorhe est victime de l’insécurité.
Cette structure citoyenne affirme que dans ces villages il ne se passe plus une nuit sans qu’il y ait attaque contre des maisons des habitants. Une situation très déplorable qui laisse la population dans la peur, dit la Lucha, pourtant chaque soir des militaires défilent sur les grandes artères dans différents villages dont : Minawaza, Buliriko, Kabale, Sous Village d’Igurhu, le village de Cirato
et de Kamakombe.
Toutes ces attaques, dans ces villages précités, ont eu lieu au cours de ce mois de Novembre .
Fiacre Kalugusha militant de la LUCHA lance un appel aux autorités compétentes pour pallier cette situation: « aujourd’hui, l’insécurité a pris l’ampleur et c’est désormais les armes blanches qui sont utilisées contre les paisibles citoyens sans aucune intervention, ni de l’armée qui est, on va dire, en défilé dans cette partie du Sud Kivu et de la police qui se trouve sur place. Et nous, nous pensons qu’il est temps que nous puissions réfléchir sur comment trouver une solution adéquate. Pourquoi ils n’interviennent pas, Pourquoi, lorsqu’on les voit sur la route après la nuit, on sent qu’il y a des gens qui sont attaqués. Pourquoi on ne comprend pas que les autorités politiques ou administratives de la place ne disent rien de ce qui se passe « . S’interroge Fiacre Kalugusha militant de la LUCHA au Sud Kivu.
Sylvie MALASHI