Une émission débat public de deux jours, a eu lieu Lundi 16 au Mardi 17 décembre à la place dite « Monument de la liberté » en Mairie d’Uvira au Sud-kivu à l’intention des autorités locales, acteurs de la société civile, citoyens engagés et entrepreneurs.
Organisée par la Synergie des Médias pour l’Union des Forces (SYMUF-Maison de la presse) dans le cadre de son projet qui vise à renforcer la démocratie et la participation citoyenne dans la Province du Sud-kivu, cette émission produite dans la langue swahili, a permis aux participants d’enrichir et de partager de perspectives sur les enjeux de la gouvernance locale.
Pour cette première journée, il était question pour les citoyens congolais de cette partie de la République Démocratique du Congo de réfléchir ensemble avec les autorités sur la thématique : « Nini kifanyike ili uongozi wa Muji, raia na vijana waweze kuboresha hali ya uchumi?» en français :« Que faire pour que les gouvernants, les gouvernés et la jeunesse puissent améliorer la situation de l’économie locale ?».
Dans un débat houleux, où les délégués de l’ANADEC et de la FEC d’une part et acteurs de la société civile et citoyens d’autre part, chacun tirait la couverture de son côté, il s’est fait remarquer que les responsabilités restent en quelque sorte partagées.
Absente à ce rendez-vous et non représentée, l’autorité urbaine a été accusée d’une gestion non participative. Une gestion selon les activistes pro-démocratie qui violerait les principes de la bonne gouvernance.

Les services d’assiette de leur côté, pointés du doigt pour la surtaxation des petits et grands commerçants sans contrepartie, de l’incompétence face à l’interprétation des textes en la matière et de non vulgarisation de la nomenclature pour l’intérêt des contribuables, sur le mode de payement de la taxe qui est un devoir civique.
Pour sa part, la population a été qualifiée d’ignorante en matière des taxes et impôts.
« Dans le cadre du contrôle citoyen, je suis allé à la Mairie d’Uvira pour demander une copie du document qui retrace le budget de la Mairie malheureusement, la personne affectée au service des finances de cette entité décentralisée a catégoriquement refusé de me le faire. C’est comme qui dirait que le budget devient une affaire privée de l’autorité urbaine et ses services et non de tous les citoyens.» s’indigne Me. Musoma Jacques.
Pour cette deuxième journée où le débat entre autorités policières, acteurs de la société civile et citoyens, a tourné autour de la thématique : » Quoi faire pour qu’il y ait amélioration de la collaboration entre les services de sécurité et la population d’Uvira dans la recherche d’une Paix durable?' ». Après analyse et débat sur la situation sécuritaire de la place et les rôles à jouer entre les parties prenantes, les participants ont suggéré aux acteurs de la société civile de dénoncer les abus mais aussi d’enseigner aux citoyens les valeurs patriotiques. Aux militaires et à la police nationale congolaise, de renforcer la collaboration avec la population. Aux autorités de renforcer l’effectif de la PNC au point qu’elle soit en mesure de sécuriser tous les coins et recoins de la Ville.
Par Olivier RAMAZANI Alvin