Les activités reprennent progressivement dans la Ville d’Uvira au Sud-kivu après 48heures d’une panique généralisée, orchestrée par la prise de la Ville de Bukavu, chef-lieu de la Province par les hommes de l’AFC/M23.
Ce mardi 18 février, les activités ont rouvert pour quelques uns, après l’appel de l’autorité urbaine à ses administrés à vaquer librement à leurs occupations.
Dans la commune commerciale de Mulongwe par exemple, l’on remarque certains commerçants des produits de première nécessité, étaler leurs produits et accueillent des clients. Jeanne Wabiwa, une commerçante, interrogée dans cette commune commerciale, dit :« nous avons été surpris par une tension inhabituelle après l’avancée rebelle dans la Ville de Bukavu. Des militaires qui fuyaient la guerre nous ont paniqué. Aujourd’hui j’ai décidé de rouvrir mes marchandises afin de chercher comment survivre avec ma famille.». Ici, on peut constater un retour progressif des divers produits dans les dépôts, magasins et boutiques par leurs propriétaires après leur délocalisation suite au mouvement des pillages vécus dans les entités sous contrôle du M23 par des inciviques. La circulation des véhicules des particuliers et du transport en commun, reprend au compte goûte. Les écoles et bureaux administratifs, sont restés fermés. Confiant, Espoir Balolebwami, reste optimiste :« Quant à la reprise totale des activités dès demain.».
L’avant-midi de ce Lundi 17 février, le Mairie adjoint d’Uvira et Maire à l’intérim, Kifara Kapenda Kyk’y, a présidé dans le salon d’honneur de la Mairie, une réunion restreinte du comité local de sécurité. Une réunion qui intervient 48heures après une psychose liée aux échanges des tirs entre éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo en provenance de Bukavu pour Uvira et les résistants wazalendo.
Dans une interview, accordée à nos confrères de Sky média, le Lieutenant Marc Elongo Kyondo, porte-parole des opérations sukola 2 Sud Sud qui a pris part à cette rencontre, affirme que des mesures été prises pour un retour à la normale dans cette partie de la province.
Par Olivier RAMAZANI Alvin