Le mouvement citoyen Machozi ya Raiya dans la ville d’Uvira dénonce fermement la « double tarification » appliquée sur les retraits d’argent via les services de télécommunication. Selon cette structure citoyenne, ces frais supplémentaires, jugés illégaux et abusifs, mettent davantage en difficulté une population déjà confrontée à une situation socio-économique précaire.
Dans un communiqué publié ce lundi 10 novembre 2025 et signé par son coordinateur urbain, *Emmanuel Abedi Pascal* , Machozi ya Raiya alerte sur l’ampleur de ces pratiques frauduleuses observées chez plusieurs opérateurs tels que Airtel Money, M-Pesa/Vodacom, Orange Money, AfriMoney, ainsi que d’autres services de transfert mobile.
Le mouvement dénonce des prélèvements qui peuvent atteindre 6%, 8% voire 10% du montant retiré, en plus des frais officiels reconnus par les réseaux. Des agents imposeraient également des surtaxes lors des retraits en dollars, transformant ces services financiers en « pièges économiques » pour les ménages et les petits commerçants qui en dépendent quotidiennement.
« Cette extorsion en plein jour, sous le regard impuissant de l’autorité, est inadmissible et constitue une menace directe contre la stabilité économique de la population », fustige le communiqué.
Machozi ya Raiya exige une intervention urgente des autorités monétaires et de télécommunication aux niveaux national, provincial et local. Il appelle à l’ouverture d’une enquête afin de sanctionner sévèrement les responsables de ces pratiques.
Le mouvement interpelle également les opérateurs télécoms à rétablir la transparence dans leurs services et à punir les agents impliqués dans cette « fraude numérique ».
Enfin, il prévient : si aucune mesure corrective n’est prise dans les jours à venir, la population se réserve le droit de lancer des actions citoyennes massives pour exiger le respect du taux officiel et la fin de ce « vol électronique ».
Wendo Joés