Deux maisons ont été incendiées ce samedi 5 septembre 2026 à Kamanyola, dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu, lors d’un acte de justice populaire consécutif à des accusations de sorcellerie.
Selon des témoignages recueillis sur place, une femme aurait été accusée par certains habitants d’être impliquée dans la mort d’un jeune garçon survenue le mois dernier. Les faits se sont produits dans le quartier Kashenyi.
La situation aurait commencé lorsque des jeunes du milieu se sont rendus sur la tombe du jeune garçon pour y effectuer des travaux de cimentage.
La proximité de la maison de la femme avec le lieu d’inhumation aurait contribué à raviver les accusations portées contre elle.
Dans la foulée, la population auraient mis le feu à une première maison appartenant à la femme, la qualifiant de « sorcière ».
Quelques minutes plus tard, la foule aurait grossi et une deuxième maison aurait également été incendiée. Craignant pour sa sécurité, la femme accusée aurait pris la fuite.
Des acteurs de défense des droits humains condamnent fermement cet acte, qu’ils qualifient d’inhumain, et appellent la population à ne pas se faire justice elle-même sur la base d’accusations non étayées.
Ils rappellent que toute personne accusée doit bénéficier de la protection de ses droits et que les accusations de sorcellerie, particulièrement à l’encontre des femmes âgées, peuvent entraîner de graves violences et des violations des droits humains.
Le respect de la vie humaine et de la dignité de chaque personne demeure un principe fondamental. Toute accusation doit être examinée par les autorités compétentes, dans le respect de la loi et des droits de la personne.
La Rédaction

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