Une crise humanitaire silencieuse s’installe déjà dans plusieurs quartiers de la ville de Bukavu au Sud-Kivu, à la suite de l’arrêt brutal de l’approvisionnement en eau potable depuis le captage de Mazigiro.
Plus de 3.000 ménages, répartis dans les entités de Panzi, Mudusa, Kasihe, Essence, Cahi, Gyamba et Muhungu, sont désormais coupés de leur accès à l’eau potable, une ressource vitale, dans un contexte de saison sèche et de recrudescence du choléra.
Selon Mudumbi Mweze, Directeur intérimaire de la REGIDESO au Sud-Kivu, l’interruption est survenue le vendredi 20 juin, après que des agents techniques ont été intimidés par des hommes armés non identifiés aux abords du site de Mazigiro.
Ces derniers, sous la menace, ont dû fermer les vannes d’alimentation vers le site de Mazigiro, laissant des milliers de familles sans eau.
« Nos équipes ne peuvent pas accéder au site pour rétablir le service. L’insécurité est trop grande, et le site est toujours sous surveillance de ces individus armés », a précisé Mweze lors de son adresse à certains médias locaux.

Cette coupure survient alors que la province du Sud-Kivu fait face à une situation sanitaire alarmante, marquée par la propagation de maladies hydriques, notamment le choléra, signalé même dans les trois communes de la ville de Bukavu (chef-lieu de la province).
L’absence d’eau potable pour l’hygiène de base, la consommation ou la préparation des aliments accroît le risque d’une crise de santé publique.
Des familles, déjà fragilisées par l’insécurité et la pauvreté, doivent désormais parcourir plusieurs kilomètres à la recherche d’une source d’eau, parfois insalubre, exposant ainsi les enfants et les personnes vulnérables à de graves dangers.
L’appel est donc lancé aux organisations humanitaires et les organisations de protection civile sont appelés à agir sans délai pour trouver une solution rapide à cette crise.
Patrick MAKIRO
Bel article. Félicitations à toute l’équipe de Courrier de Bukavu pour le travail abattu en faveur du développement communautaire et la bonne gouvernance. C’est toujours un plaisir de vous lire.
MUSABA PROUST
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